Chaque année, le débat sur l’euthanasie se rappelle à nous sans qu’aucune réelle solution ne soit apportée à la souffrance des malades, mise à part les soins palliatifs, et à leur famille. Si beaucoup de cas se produisent dans le plus grand secret, certains sont médiatisés dans le but de relancer le débat sur le droit de mourir dans la dignité. Le plus médiatique aura été celui de Vincent Humbert, il y a 5 ans, pour lequel sa maman s’est longuement battue pour qu’on arrête l’acharnement thérapeutique ; il y a quelques mois, nous apprenions qu’une actrice avait du partir en Belgique pour mettre fin à ses souffrances et là, c’est le cas de Chantal Sébire qui, aprés avoir saisi la justice pour qu’on puisse permettre à son médecin de se procurer en pharmacie une potion létale lui permettant de terminer sa vie dans le respect de sa dignité, nous a quitté hier aprés midi (suicide, euthanasie ?). A noter que l’annonce de sa disparition a été faite par le Ministère de l’intérieur au lieu de la gendarmerie habituellement ! Interpellé par courrier, Nicolas Sarkozy n’avait eu d’autre réponse que de proposer à Mme Sébire qu’un nouvel avis soit donné sur son cas par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau pour que l’on s’assure que toutes les ressources de la médecine sont épuisées. Ce qu’elle avait refusé !
Après les Pays-Bas et la Belgique (mort de l’écrivain Belge Hugo Claus cette nuit par euthanasie), le Luxembourg est le 3ème pays de l’Union européenne à légaliser l’euthanasie soulevant des passions au Grand-Duché. L’opinion publique reste toujours divisée sur ce sujet. La Suisse autorise l’assistance au suicide, même pour les personnes qui ne sont pas atteintes d’affections mortelles.
En France, l ‘euthanasie est illégale, mais le code pénal distingue l’euthanasie active - le fait de provoquer directement la mort (assimilé à un homicide) - et l’euthanasie passive - “l’abstention thérapeutique” (considérée comme non-assistance à personne en danger). Pendant la dernière campagne présidentielle, la candidate socialiste Ségolène Royal s’était prononcée pour une législation qui légaliserait l’aide active à mourir dans les cas extrêmes. Mais à droite, François Fillon et Rachida Dati ont exclu toute loi sur l’euthanasie jugeant suffisante la loi Leonetti ; adoptée en avril 2005, qui permet l’arrêt des traitements et l’administration massive de médicaments anti-douleur même s’ils présentent un risque mortel, mais pas la mise à mort de patients agonisants.
Dans un communiqué de presse, le Parti socialiste dénonce l’insuffisance de la loi et se déclare favorable à une nouvelle loi s’appuyant sur l’avis du comité national d’éthique du 27 janvier 2000 qui avance le principe de l’exception d’euthanasie dans des situations limites ou dans des cas extrêmes, reconnus comme tels. Parallèlement, il souhaite le développement actif des soins palliatifs pour mieux lutter contre la douleur.
Localement, le Sénateur Jean-Pierre DEMERLIAT, milite depuis plusieurs années pour la reconnaissance de l’euthanasie et il a notamment cosigné plusieurs propositions de loi au Sénat. Nous faisant l’honneur de commenter certains de nos billets, nous serions ravis de partager avec lui les raisons de son engagement.
Pour plus d’informations, n’hésiter pas à visiter le site de l’ADMD, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité qui dispose d’une délégation départementale.
Tags: Dati, Demerliat, euthanasie, Fillon, Ségolène Royal
20 mars 2008 10:18
Je ne botte pas en touche mais, pour faire court, les raisons de mon engagement sont celles qui fondent l’action de l’ADMD.
Le Délégué départemental de l’ADMD Haute-Vienne est Michel JOUBERT, 20 rue Eugène Delacroix, 87100 LIMOGES.
20 mars 2008 11:59
ma grand mere est dans cette assoc…mais je ne comprends pas comment on peut autoriser l’euthanasie, tuer délibérement s’entend.un medecin c’est fait pour soigner, pas pour tuer.
20 mars 2008 13:37
Bien sûr qu’un médecin est fait pour soigner mais arrêtons l’hyprocrisie ! Combien de médecins aident chaque année des patients à mourir ? Quand la médecine ne peut plus rien et que le diagnostic est sans appel, la vraie question est de savoir si on accepte ou non de laisser mourir les gens dans la dignité !
20 mars 2008 15:02
c’est pas a un medecin de le faire !
20 mars 2008 15:09
Et bien que la justice donne la possibilité à une personne choisie par le patient de l’aider à mourir !
20 mars 2008 16:51
non c’est un meutre dans ce cas… tu imagines les dérives !!! 99% des cas sont dans la loi léonetti, forcement cette pauvre chantal était pas dedans. elle était pas en fin de vie, mais victime d’une maladie incurable, ce qui est différent…qu’on la laisse reposer en paix maintenant…
une polemique pour pas grand chose !!!
promenez vous dans les hopitaux et vous comprendrez que le debat est sterile…cela existe deja depuis des siecles…
20 mars 2008 19:46
Elle n’était pas en fin de vie ? Pourtant elle est bien morte hier dans de terribles souffrances !
Il faut sortir de cette hypocrisie, des personnes restent dans des états végétatifs pendant des années. Ariel Sharon est-il mort ?
Il faut modifier cette loi et ne pas attendre qu’un nouveau cas se produise pour s’en préoccuper !
20 mars 2008 19:47
Un reportage intéressant ce soir sur france 3 (édition national, 19/20) qui a fait le point sur la situation, la loi Leonetti, ceux qui sont pour aller plus loin et ceux qui ne souhaitent pas aller vers une euthanasie active, et parmi ces derniers on a pu entendre la position du professeur Bernard Devalois (qu’on a bien connu ici en Limousin et qui est reconnu nationalement pour son expertise en soins palliatifs)
20 mars 2008 19:48
Oui Raphael celà existe depuis des siècles alors pourquoi ne pas régler le problème une bonne fois pour toute ! Légalisons l’euthanasie !
20 mars 2008 19:52
@ Seb : je comprends ta position et je comprends tout à fait les douleurs, les souffrances des malades, de leurs familles… mais ce sujet est tellement délicat, passionnel, touchant à un tabou très fort dans nos sociétés modernes : la mort.
Je pense que tout cela ne doit pas se faire sous les feux des cameras.
Le calme de la réflexion et de l’intelligence est nécessaire et je pense que rien ne serait pire que de réagir dans l’émotion.
Après, d’un point de vue pragmatique, comme le dit Raphael, cela existe et est pratiqué par des médecins, on le sait ; mais donner un cadre légal, juridique à tout cela demande beaucoup de précautions…
même si c’est peut-être faire l’autruche tu ne peux nier le fait que légaliser un droit à mourir, il faut que ça soit très strictement défini et encadré, car on ne peut exclure des dérives…
@seb
la legalisation serait un cauchemard !!!
les cas de vincent humbert et celui-ci sont des cas a part !!!
l’euthanasie reste un acte médicale et en aucun cas une volonté individuelle.
la volonté individuelle de mourir est le suicide et a aucun moment un raisonnement médicale intervient, et pour cela personne n’a besoin d’une autorisation.
L’euthanasie ne peut en aucun étre une volonté individuelle mais peut entrer dans la cadre d’une demande motivée et éclairée du patient avec une prise en charge médicale( groupe d’expert )c’est peut etre dans le sens qu’il faut evoluer.
mais il faut peser le pour et le contre car chaque point positif a son revers, il ne faut pas tomber dans l’eugenisme non plus.
Je ne vois pas a l’heure actuelle en pratique comme en theorie le bon moyen de legiferer et de permettre un tel acte medicale
20 mars 2008 20:43
Si l’euthanasie est un acte médicale alors la légalisation doit permettre au médecin d’aider un patient à mourir quand ce dernier en a fait la demande. Encore faut-il que le médecin soit prêt à le faire. Dans ce cas, une personne peut être autorisée par le malade, accompagnée du médecin.
La légalisation doit bien entendu être encadrée et permise dans des cas extrêmes auquel cas il y a les soins palliatifs et l’accompagnement à la mort.
D’ailleurs je peux vous conseiller le livre de Marie de Hennezel, la mort intime, préfacée par François Mitterrand.
20 mars 2008 20:45
Alors regarde l’exemple de la Belgique où l’écrivain Hugo Clauss vient de choisir l’euthanasie parce qu’il était atteint de la maladie d’Alzheimer. Pourquoi la Suisse et le Luxembourg le permettent il alors ?
La question qui doit se poser est est-ce que les soins palliatifs sont suffisants pour empêcher un malade en fin de vie de partir dans de trop grandes souffrance ? Visiblement ce n’est pas le cas d’où la volonté de certains patients de mourir sans souffrir et faire souffrir leurs proches.
C’est un sujet très difficile à exploiter et sur lequel tout le monde ne pourra jamais être d’accord! Dommage! Personnellement je positionne en faveur de l’euthanasie! Je pense que les personnes qui le souhaitent peuvent avoir la possibilité de mourir dignement plutôt que de vivre dans d’atroces souffrances! Mais attention il faut mesurer le moment à partir duquel on peut autoriser une personne à mourir! Il faut de toute façon que la loi évolue! Il faut très vite qu’un comité composé de médecins, responsables judiciaires et politiques se mette en place afin de réfléchir à une nouvelle loi. Il serait bon aussi me semble-t-il d’avoir une harmonisation européenne sur le sujet.
21 mars 2008 10:54
Vous pouvez lire sur mon site « jp-demerliat.info » un communiqué du groupe socialiste du Sénat relatif à la fin de vie.
Dommage que nous ne puissions laisser des commentaires sur votre blog Monsieur le Sénataur car le ton et la liberté que vous utilisez me plaisent beaucoup !
21 mars 2008 14:10
Par JPD : “Le Canard Enchaîné (19/03/08) ironise sur la non-organisation par Chirac de sa succession en Corrèze.
Si on devait se moquer de tous ceux qui n’ont pas su, ou voulu, préparer convenablement leur succession…”
De qui parlez-vous ? ![]()
J’ai bien deS idéeS, mais c’est bien le souçi, j’en ai plusieurs…
21 mars 2008 14:43
L’euthanasie en grec signifie la bonne mort, parceque oui, à mon sens il y a une bonne mort et une mauvaise mort!
Quand les soins palliatifs ne sufisent plus, quand la souffrance deviens telle que l’on ne croise plus dans le regard des siens qu’inquiétude et pitié alors, oui, le moment est peut être venu de passer à autre chose, de s’en aller, de quitter ce monde,… de mourir pour ne plus crever!
Pour ceux qui se posent la question oui/non, pour/contre, c’est que ceux çi n’ont pas connu cet état, car la vérité est probablement là, elle réside dans la possibilité de faire un choix jusqu’au bout, jusqu’à la fin! Car c’est bien de cela qu’il s’agit : acte de compassion et acte de liberté! Laisser l’être humain libre de décider même au crépuscule de sa vie, même à l’aube de sa mort!
Cette décision que nous prenons nous bien portants, ne nous appartiens pourtant pas! La décision de continuer à vivre est intrinsèque à chacun d’entre nous, et quoi qu’il arrive, quoi que dise la loi, quoi que dise l’église personne ne décidera si je dois continuer à vivre. Car le fait pour l’Etat de rendre la mort illégale quand c’est une volonté de la personne, est tout à fait comparable au refus de l’église d’accépter le suicide.
Mais pourtant une petite différence existe entre l’euthanasie et le suicide.
L’une comme l’autre des deux pratiques est l’expréssion de la volonté de la personne, peut être son ultime volonté! Mais la petite différence,toute petite différence de forme, j’en conviens, est celle qui permet au mourant d’aborder cette transition qu’est le trépas dans la douceur et la sérénité.
Certains me diront que les médecins, et gna gna gna… mais laissez donc au mèdecin décider s’il sera l’expression de la volonté de son patient ou s’il le refuse, certains ne le supporteront pas, d’autre en prendront aisément la responsabilité.
Courage ou lâcheté, folie ou conscience, pitié ou compassion, meurtre ou délivrance, fin ou début quoi qu’il arrive cette décision est définitive et irrévocable, personne ne saura jamais si c’était mieux de mourir mais souvent on apprend que c’est moins pire que…. de vivre !
21 mars 2008 14:59
JPD à Pazmany
J’alimente un site mais, pour le moment, je ne peux pas animer de blog personnel, car internet, nous le savons tous, est chronophage.
Croyez que je le regrette beaucoup, mais mon emploi du temps, tendu, ne m’en laisserait guère le loisir…
@Jean-Pierre Demerliat : je comprends aisément que la gestion d’un blog prenne du temps mais pourquoi ne pas l’envisager avec diffusion des commentaires à postériori de manière à publier les commentaires les plus intéressants ?
Certains de vos billets prêtent à commentaires et il est frustrant de ne pouvoir réagir.
je crois que vous ne maitrisez pas du tout la notion de soins palliatifs et d’euthanasie…car ta definiton est fausse Boro
c’est un fait la loi doit progresser mais je doute qu’il y ait un si grand pas franchis car l euthanasie doit etre pratiquée par un medecin et c’est antideontologique.
Petit tour sur Wikipédia pour vérifier la notion d’euthanasie et il est stipulé que l’euthanasie doit effectivement être pratiquée par un médecin ou sous son contrôle !
Quant aux soins palliatifs, ils ne visent jamais à hâter le décès ou éviter le prolongement de l’agonie des patients même si, pour soulager la douleur, il arrive aux soignants d’user de doses d’analgésiques ou d’antalgiques risquant d’anticiper la mort.
24 mars 2008 10:01
Déja Wikipedia n’est pas une reference pour moi mais plutot un amas de conneries en tous genres.
Bref…
les soins pallaitifs regroupent aussi l’ensemble des soins de confort et ne se limite pas simplement a l’antalgie.
entre une probable loi et la mise en situation au quotidien cela risque d’etre plus que difficile…
je te propose de venir voir comment ca marche reellement a l’hopital et ton point de vue que j’admet changera peut etre!!!
entre la loi et la realité il y a deja 2 pas 2 mesures…
la seul issue a mon avis est de mettre en place un systeme au cas par cas, car les effets d’une telle loi seraient beaucoup trop pervers a mon sens.
25 mars 2008 07:48
A part les fautes je suis d’accord.
histoire de continuer le débat et de lui donner d’autres références que Wikipedia, voici une copie d’un article du monde d’aujourd’hui :
Ce que permet la loi Leonetti relative “aux droits des malades et à la fin de vie”
La loi Leonetti du 22 avril 2005 a marqué une avancée considérable sur les soins palliatifs. Ce texte précise notamment que les actes médicaux concernant des malades dont tout indique qu’ils vont mourir à très court terme “ne doivent pas être poursuivis (avec) une obstination déraisonnable”. “Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie”, précise le premier article de cette loi.
“Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit en informer le malade (…), la personne de confiance (…), la famille ou, à défaut, un de ses proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical”, stipule l’article 2.
La loi précise aussi que lorsqu’une personne en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable décide de limiter ou d’arrêter tout traitement, le médecin “respecte sa volonté après l’avoir informée des conséquences de son choix”. La décision du malade est inscrite dans son dossier médical.
La loi énonce encore que toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait, un jour, hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou de l’arrêt de traitement. Elles sont à tout moment révocables. Le législateur a par ailleurs prévu une série de dispositions visant à faciliter le financement par la collectivité des différentes formes que peuvent prendre les activités des soins palliatifs.
Moins de deux ans après sa promulgation, le gouvernement vient, en urgence, de demander une évaluation de la manière dont cette loi a été mise en oeuvre.
Jean-Yves Nau
Article paru dans l’édition du 26.03.08.
et un autre article de la même source (le monde) signé du même journaliste :
Soins palliatifs : état de carence généralisée
Euthanasie ou soins palliatifs ? La récente et vive émotion soulevée en France par l’intense médiatisation d’une demande de suicide médicalement assisté relance le débat sur un sujet où règne le plus souvent une grande confusion. De ce point de vue, tout laisse penser que l’encre du rapport signé de Marie de Hennezel et intitulé “La France palliative” continuerait à s’effacer dans les caves du ministère de la santé si le pays n’avait pas eu à connaître du cas de Chantal Sébire, cette femme retrouvée morte le 19 mars à son domicile après avoir, en vain, réclamé une euthanasie active.
Ce rapport avait été demandé en janvier 2005 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé. A la veille du vote de la loi Leonetti concernant la fin de vie, il s’agissait de demander à cette spécialiste de renom de procéder à une évaluation précise des pratiques des soins palliatifs et des blocages quant à leur diffusion. Mme de Hennezel devait enquêter dans l’ensemble des espaces, hospitaliers ou non, au sein desquels les questions relatives à la “fin de vie” et au “laisser mourir” sont, quotidiennement ou presque, soulevées.
Cette mission fut méticuleusement effectuée entre juin 2005 et novembre 2007 dans l’ensemble des régions françaises. Le rapport et les propositions de Marie de Hennezel furent remis aux services de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, fin 2007. Aucun accusé de réception et aucune suite en dépit d’une question écrite au gouvernement posée par François Bayrou. Jusqu’à l’affaire Sébire et la convocation en urgence de Mme de Hennezel par Mme Bachelot le 21 mars. Une rencontre courtoise au terme de laquelle rien de concret ne fut formulé.
Ce rapport est pour l’essentiel celui d’un état de carence généralisée. Il établit l’existence d’inégalités profondes dans l’accès aux soins palliatifs, ainsi que de difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion, en France, de la culture des soins palliatifs. Il conclut enfin que les sources actuelles de financement de ces activités ne sont aucunement à la hauteur des missions et des enjeux ; et ce, alors même qu’il faut compter avec les effets pervers des nouveaux systèmes de tarifications hospitalières qui n’ont de cesse de privilégier la réduction des durées d’hospitalisation.
La lecture la plus critique de la situation faite par Marie de Hennezel porte sur l’insuffisance de la connaissance et de la compréhension du contenu de la loi Leonetti par ceux qui sont en charge d’en faire la pédagogie et de l’appliquer. “Beaucoup ignorent ce que la loi leur permet de faire, souligne-t-elle. Ils persistent à croire que l’ultime solution pour apaiser les souffrances en fin de vie consiste à abréger la vie.”
Dans le même temps, cette spécialiste fait valoir que la majorité des médecins et des soignants estiment de leur devoir de protéger les plus vulnérables. Cette même majorité n’est pas en faveur d’une modification du code pénal. “Ils sont conscients des dérives possibles d’une loi qui ouvrirait à la possibilité d’éliminer ceux qui nous dérangent, peut-on lire dans le rapport de Mme de Hennezel. Cette tentation existe déjà chez nos voisins des Pays-Bas et de Belgique, puisqu’on envisage déjà d’étendre l’euthanasie aux grands dépressifs et aux déments. Pourquoi serions-nous mieux prémunis que nos voisins ?”
Fin 2007, l’auteur du rapport estimait que seul un “message fort” du président de la République en direction des principaux acteurs concernés permettrait d’avancer. Quatre mois plus tard, le constat n’a pas perdu de sa pertinence.
Jean-Yves Nau
Article paru dans l’édition du 26.03.08.
Chantal Sébire aurait absordé une dose mortelle de barbiturique selon le Procureur de la République de Dijon.
Une enquête est en cours pour connaître les conditions dans lesquelles elle a pu entrer en possession de ce barbiturique.
12 juillet 2008 20:57
Heureuse de lire ici que la belgique et les pays-bas s’intréessent aux cas des personnes en grande souffrance psychique. dommage que ces pays n’admettent pas les étrangers. je pense aux personnes qui malgré leur état peuvent encore exprimer consciemment et à plusieurs reprises ce désir de ne plus avoir à connnaître ces gouffres de plus en plus profonds et douloureux des phases dépressives.
14 octobre 2008 08:01
[...] Accompagnement fin de vie ou acharnement thérapeutique ? Add A quand le droit de mourir dans la dignité [...]
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