Présentée comme la carte d’identité du parti, cette déclaration de principe constituée de 21 articles revient dans son préambule sur ses racines (Humanisme, philosophie des Lumières) et ses valeurs (Liberté, Egalité et Fraternité). Il revendique le souvenir de la Commune, l’héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de Mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il revient sur les grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Il aborde ensuite ses finalités fondamentales (révolte contre les injustices, espérance pour une vie meilleure, émancipation de la personne humaine, développement durable, redistribution des ressources et des richesses, progrès et démocratie), ses objectifs pour le XXIème siècle (économie sociale et écologique du marché, économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux, économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale, lutte pour la paix, la sécurité collective et le co-développement).
Parti Républicain, laïc, démocratique, populaire, réformiste, décentralisateur, européen, internationaliste, attaché aux grands principes de la Justice, plaçant la culture au centre de ses valeurs, le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.
Tags: Congrés, déclaration de principes, PS
22 avril 2008 10:30
Pour une fois qu’il y a consensus sur un texte ! Mais bon c’est facile de dire nous sommes pour l’Europe sociale et après se déchirer sur un traité constitutionnel !
c’était pas trop tôt ! attendre 2008 pour envlever le mot “révolution” de cette déclaration de principe (alors que depuis le Congrès de Tours les socialsites avaient fait el choix du réformisme…), tout arrive !!
22 avril 2008 10:59
Laissons ce mot à LO ou à la LCR !
Nous reconnaissons enfin l’économie de marché dans nos principes !
économie sociale et écologique du marché
hum hum, je sais pas , mais moi ça me fait bizarre quand je lis ça…
reconnaitre que le marché existe oui, et que l’on peut faire des choses oui…
Mais marquer cette phrase comme ça, ça fait très bizarre
par contre j’aime assez l’idée d’une économie mixte :
économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale
Mais après tout dépend ce que l’on place derrière ces 3 “secteurs”
quel place on leur accorde, concrètement (notamment dans les subventions)
…
et là j’ai quand même de gros doutes
à voir si la déclaration de principe… (ou plutôt d’intentions ?)
aboutira à quelque chose de réel ?
(les 3 ou 4 premiers articles sont quand même relativement interessants…
à condition que cela ne soit pas que des “intentions”…)
par contre je lis :
“Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la
croissance,…”
argh… la croissance… toujours la croissance…
quelle croissance ? comment la définit on ? pourquoi ?
peut être croitre à l’infini ?
je lis également :
“Le travail humain est un
enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance,
d’émancipation”
comment on définit le travail ?
pourquoi fondamental ?
n’y a t’il pas d’autres formes d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation ?
ok peut être au refus de la dualité travail / assistanat
mais tout de même… il y a quelquechose qui me dérange…
Europe : “…de favoriser une croissance forte…”
argh encore une fois
enfin texte toutefois interessant
23 avril 2008 10:14
Pour la croissance, je comprend tes craintes notamment en terme d’environnement, et je pense comme toi qu’il faut que l’on redéfinisse ce que l’on met derrière croissance!
Ne mélange pas le Croissance par le PS et la ’sarkocroissance’.
Pour les socialistes, quand on parle de croissance, il s’agit aussi et surtout d’une augmentation du PIB et bien plus que niveau de vie des habitants (comme sarko le dit souvent) nous souhaitons à gauche une meilleure qualité de vie pour les habitants. Pour illustrer mes dires, quel meilleur exemple que celui de Limoges où les salaires sont dans les plus bas de toute la france et où pourtant la qualité de vie est la meilleure de france…
Quand je parle de croissance, celle çi ne passe pas nécéssairement par une augmentation de la production des biens mais aussi par un développement des services qui eux sont souvent bien moins nuisibles à l’environnement. La libération du temps de travail, la société de loisirs, … autant de choses qui peuvent stimuler la croissance à condition que les consommateurs adaptent leur modes de consommation ce qu’ils ont déjà fait. Culture, voyages, concerts, spectacles, internet, … voici des secteurs en expansion et qu’il faut privilégier. C’est pour ces secteurs là qu’il faut maintenir le pouvoir d’achat des classes moyennes et pauvres, pour permettre à celles çi de se dédouaner du matèrialisme qui les mine. Donc rien ne sert de balancer des cadeaux fiscaux de plusieurs milliards à des classes privilégiées qui prennent deux fois un jet privé dans la journée pour aller manger dans un bon resto à NY et rentrer se coucher à tokyo.
Ah la croissance !!! La croissance est source de richesse et dans sa déclaration de principes, le PS est (et à toujours été) pour la redistribution de cette richesse.
Je crois que ces principes sont intéressants et nous rappelle la citation de Jaurés “aller à l’idéal et comprendre le réel” !
Un nouvel article est venu enrichir cette nouvelle déclaration de principes. Ce dernier stipule que le parti socialiste est féministe et combat les atteintes à la dignité liée au sexe ou à l’orientation sexuelle. Il œuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes l’accès aux droits fondamentaux et condamne la marchandisation du corps humain.
il y a d’un côté ceux qui veulent faire des richesses
pour les redistribuer
et de l’autre, ceux croyant que tout le monde va profiter “naturellement” (sans redistribution) de l’accroissement des richesses
et il y a ceux qui ne croient pas à cette accroissement des richesses indéfinies…
d’une part car nous devenons alors “esclaves” de cette croissance des richesses
“dépendants” des moyens d’accroitre cette croissance (notamment le fameux “travail”)
et d’autre part parce que la croissance, la consommation , … les “richesses” en elle même deviennent des “valeurs” et des sources de “convoitises” , de “concurrence” …
il ne s’agit pas seulement de risques sur l’environnement
mais aussi de forme de “dépendance” à la croissance
(y compris des dépendances liées à ceux qui “offrent” des “services” : qui peut aboutir à un “paternalisme” )
25 avril 2008 14:27
Je reste sceptique quant à ton analyse vert chez moi, je ne suis pas du tout convaincu par la politique de la décroissance. Produire autrement ça je suis d’accord! Arréter de produire je ne vois pas trop.
René Barjavel fait la description dans une de ses oeuvres “La nuit des Temps” d’une société autosuffisante idilique dans laquelle les gens sont amenés à donner quelques heures par mois à la collectivité pour produire le stricte nécéssaire. Le problème c’est que même si ça fait réver, les êtres humains sont tous différents et n’ont pas les mêmes ambitions, les mêmes exigences… certains peuvent vivre avec un bout de pain, un toit et des bonnes intentions alors que d’autres ont besoin de bien plus que tout ça. Je ne pense pas que cette solution soit adaptée à notre société… à nos sociétés!
tu établis bien le “problème” :
tout les êtres humains sont différents…
c’est bien la toute la différence entre le Communisme
(qui ferme un peu trop les yeux sur ces différences et reste dans l’utopie : pour autant tout ne se jette pas avec l’eau du bain…
des expérimentations se rapprochant de l’idéal “communiste” ont pu aboutir à des solutions qui marchent )
et l’Ecologie Politique qui s’est constitué peu à peu en prenant en compte les erreurs et avancées du Libéralisme puis du Socialisme (depuis les “révolutions” du 19ème siècle)
Il ne s’agit de ne pas tomber dans la caricature
Il ne s’agit pas de “arreter de produire” ou “arreter de consommer”
voir “interdire de consommer”
ou “obliger de consommer” de telle ou telle manière
c’est tout aussi utopique (voir dangereux : puisque comme tu le dis nous sommes différents)
que de dire que l’on va croitre de façon infini
de dire que l’on va produire (et donc consommer) toujours plus
(même en rajoutant le “produire autrement pour ne pas nuire à nos ressources, moins polluer…)
tout dépend ce que l’on place derrière la croissance et la décroissance
Mais il ne s’agit pas de caricaturer les débats
(même si je défend ici la décroissance, ou plutôt “condamne” la croissance…
je me place personnellement plutôt du côté Ni croissance Ni Décroissance puisque je suis assez critique envers les “absolutistes” de la décroissance)
L’Ecologie Politique est encore quelque chose d’assez récent (année 60-70 puis naissance des partis verts dans les années 80)
Mais (et sans jouer gros bras et condamner le socialisme) je pense, qu’à force de réflexions, d’éclaicirssement
l’Ecologie Politique remplacera le Socialisme
comme le Socialisme a remplacé les Radicaux, comme les radicaux ont remplacé les républicains…
(si le socialisme doit se redéfinir sans cesse sous peine de disparaitre… l’écologie politique doit encore se définir peu à peu…
j’ai pu avoir quelques réflexions là dessus :
http://jeumetallah.free.fr/blog/?p=113
http://jeumetallah.free.fr/blog/?p=340
http://jeumetallah.free.fr/blog/?p=96, et j’en ai encore actuellement…
ce sera certainement l’objet d’autres textes sur mon blog pour synthétiser ça…
)
Car il ne faut pas lier que ce qui se passe autour de nous :
Grenelle (échec mais participation interessante des syndicats et associations) , Hulot, Bové, …
Election de Sarko (symbolisant l’anti 68)
Tentative de renouvellement du PS
Centre tentant de se recréer (Modem)
Anticapitalisme Nouveau (LCR…)
participeront aux reflexions…
28 avril 2008 13:16
Si l’Ecologie politique remplace le Socialisme il va falloir trouver quelque chose pour remplacer les Verts alors !
Il ne s’agit plus de produire plus mais de trouver LE bon équilibre. Pour corroborer mes propos j’utiliserai la définition de durable dans “développement durable” ainsi que les conclusions démographiques auxquelles bon nombre de socioliogues sont en train d’aboutir.
Le siècle dernier, la population mondiale n’a eu de cesse d’augmenter, ainsi de 1,7 milliards au début du siècle dernier, elle est passée à 6.6 milliards aujourd’hui et ne devrait pas dépasser les 9 milliards en 2050.
Les sociétés évoluent, et avec l’éducation et l’alphabétisation des femmes, E.Todd constate que le taux de fécondité diminue. Ainsi tout les pays en développement ont un taux de fécondité qui baisse.
Le défi pour l’avenir est de trouver un équilibre durable, une façon de vivre tous ensemble (les 9 milliards) en harmonie avec le milieu qui nous entoure. Il ne s’agit plus de consommer plus ou de consommer moins, mais de consommer juste. Et comme la production est liée à la consommation,…
Les moeurs doivent évoluer. Abandonner consumérisme pour consommation et surproduction pour répartition équitable. Voici le défit qui nous attends pour le siècle à venir.
1 mai 2008 22:22
@boro : “Pour illustrer mes dires, quel meilleur exemple que celui de Limoges où les salaires sont dans les plus bas de toute la france et où pourtant la qualité de vie est la meilleure de france…” ! Là, les bras m’en tombent ! La qualité de vie la meilleure de France ? Depuis quand ? Ca t’est venu un matin dans ta salle de bain ? Faut être réaliste.
Nous sommes une ville pauvre qui n’est en rien attractive et qui ne fait rien pour l’être.
Nous formons chaque année de jeunes diplômés contraints à l’exil. Nous gardons les personnes agées (et on en importe).
Si c’est ça la qualité de vie et le dynamisne, parlez nous de Nantes, par exemple, de Bordeau…
1 mai 2008 22:41
Limoges n’est peut être pas LA ville où la qualité de vie est la meilleure de France mais en tout cas elle en est très proche pour une ville de + 100 000 militants et où as tu vu que c’est à Limoges que les salaires sont dans les plus bas de France ? Plutôt que de juger ce qui est bien ou ce qui ne l’est pas à Limoges à partir d’enquêtes douteuses publiées dans des journaux, regarde autour de toi, regarde les résultats des élections municipales ! Loin de moi l’idée de reprendre une vision de Le Pen et Sarko, la France aimait là ou quittait là, Limoges aimait là ou quittait là !
Mais je n’irai pas jusque là parce qu’on a le droit de porter un regard négatif sur quelque chose tout en regardant également le côté positif des choses.
Limoges n’est pas une ville pauvre qui n’a rien d’attractive et qui ne fait rien pour l’être. J’ai été étudiant à Limoges et mon plus grand désir était d’y rester. Je trouve tout ce dont j’ai besoin dans cette ville et si un jour j’ai l’honneur de la représenter je le ferais avec joie.
Pour y être né, j’ai vu cette ville se transformer, se battre sur des projets, prospérer, gagner de nouveaux habitants, rayonner à travers l’Europe grâce au CSP ou dans la monde grâce à son patrimoine et sa porcelaine. Une BFM gratuite, tu en connais d’autres en France ? Autoroute, aéroport et demain LGV… Limoges n’a rien à envier aux autres.
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