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Ségolène Royal… maintient le suspens !

Dernières minutes : soutien du Pôle écologique à Ségolène Royal

segolene.jpg   Ségolène Royal invitée à l’instant du journal de TF1 a fait monter le buzz autour de sa candidature et…… Elle « prendra » ses responsabilités mais rappelle que le dépôt des candidatures n’aura officiellement lieu que samedi (en plein congrès de Reims).
Elle rappelle que les militants ont placé sa motion en tête et lui ont conféré toute légitimité pour être première secrétaire mais ne répond pas franchement à la question de Laurence Ferrari sur TF1.

Elle avoue « avoir envie » de diriger le PS tout en réaffirmant vouloir faire monter une « jeune génération comme Vincent Peillon, Manuel Valls« .
Elle veut que les « petites phrases cessent » et appelle au « rassemblement » autour du texte qu’elle et son « équipe talentueuse » a élaboré pour rassembler les autres motions autour de points forts et convergents. La balle est donc dans le camp de Delanoe et Aubry et Ségolène Royal, dans sa grande bonté, leur accorde « le temps qu’il faut, s’il faut jusqu’au Congrès » pour réfléchir au rassemblement sur son texte…

Elle réduit ainsi à zéro la tactique du clan « tout sauf Ségolène » qui ne rêvait que d’une chose : qu’elle annonce sa candidature ce soir afin de la démolir dans les médias demain. Ségolène ne fait que des appels du pieds à l’unité et au rassemblement et si Delanoe, Aubry ou Hamon ne répondent pas positivement à ce rassemblement, ils vont apparaître comme les vrais briseurs du parti qui feront échouer le Congrès… Bref dans tous les cas, Ségo a déjà gagné la partie et le Congrès.


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Auteur: Mariyka

44 commentaires

Nikopol
12 novembre 2008 22:16

Ouais c’est une ligne claire quoi!!!

Personnellement je suis un peu perplexe sur ce coup là, personne ne veut se découvrir parce qu’aucun texte n’est majoritaire. Si ça se trouve on aura quatre candidats à l’élection de Premier Secrétaire, sauf qu’il y aura deux tours, que le vaiqueur fera forcément plus de 50%, que c’est les militants qui choisiront… Feront-ils le même choix? Les ténors prendront-ils le pari en risquant dès maintenant une primaire pour 2012? Sainte Ségo en est consciente et ne veut pas se découvrir pour garder son coup d’avance…

Les étudiants en sciences po étudieront surement ce cas dans quelques temps en attendant, pas facile à savoir ce qu’il adviendra.

Fabrice
12 novembre 2008 22:23

Mais qui est cette femme ? Une illuminée, une folle, une individualiste… ou la femme la plus talentueuse de sa génération ? Au moins tactiquement ! Alors que tout le monde s’attendait à la voir sortir sa candidature du frigidaire pour mieux préparer la contre-attaque les heures suivantes avec en toile de fonds un duel Royal-Aubry, voilà que la porte du frigidaire n’a fait que s’ouvrir sans qu’elle ne l’a franchisse pour l’instant, jouant la montre jusqu’au bout pour mettre ses adversaires à bout de nerf et devant le fait accompli.

Alors qu’une alliance autour de Martine Aubry commençait à émerger pour empêcher Ségolène Royal de prendre le parti, cette dernière les pousse au rassemblement et les place devant leurs responsabilités !

Marc
12 novembre 2008 22:38

Alors là c’est clair qu’elle leur a tous montré ce que c’était qu’une stratégie de congrès alors qu’elle même déclare ne pas être une femme d’appareil ! Même si elle venait à perdre à la fin, elle aura montré à tous ceux qui la sous estimée qu’elle était largement à leur hauteur ! Et dire qu’il y en a qui se voyaient déjà en haut de l’affiche ! Celà aurait été tellement simple si la motion E était arrivée 2ème !

Thierry
12 novembre 2008 23:08

J’ai le sentiment que si la motion de SR a eu quelques voies de plus que les trois autres au plan national, c’est que les militants en ont mare des têtes d’affiches et que la E partait du principe qu’elle n’avait pas de leader prédéterminé.
J’imagine que pour tous ceux qui ont voté E en passant cela … la déconvenue est rude !

Fabrice
12 novembre 2008 23:16

Quelques voix de moins et Ségolène Royal était définitivement rayée de la carte par ses petits camarades mais avec quelques voix de plus elle devient incontournable et ce n’est pas uniquement sa personne mais sa démarche, ses idées, sa volonté de changer les choses, l’équipe auprès d’elle.

En ayant été sous estimée par ses gentils camarades, elle vient tout simplement de leur montrer comme le dit Marc, qu’elle est au moins à leur niveau !

François
12 novembre 2008 23:26

Bonne stratégie de la part de Ségolène Royal. Les militants socialistes auront découvert tous ses efforts pour rassembler les autres motions.

Et s’ils réfusent, après qu’elle ait pris en compte leurs démandes dans le document qu’elle dit leur avoir envoyé, alors ils apparaîtront comme des démolisseurs du parti aux yeux des militants. ET Royal remportera haut la main le vote le 20 novembre s’il se porte candidate…

mariyka
13 novembre 2008 00:32

oui ! on a eu le droit à une belle, une très belle leçon de politique ce soir…
elle est forte la « gazelle » et d’ores et déjà elle a tué les éléphants : s’ils refusent son texte de rassemblement c’est eux qui brisent le parti et elle apparaît comme une victime se batant jusqu’au bout pour les idées et le parti ; s’ils acceptent son projet de rassemblement ils s’inclinent et elle gagne le Congrès…

Mitterrand n’aurait pas mieux fait !

là, je dis bravo : Ségo je t’avais sous estimée et je me marre sacrèment en pensant aux jospi et vieux routards du ps qui avalent leur cravates et se disent que tu les a bien baisés….

après c’est pas pour autant que le ps est sauvé parce que Ségo c’est pas un gage de réussite et de renouveau non plus, soyons lucides : si ce n’est pas Peillon (pitié pas Dray ou Valls y a pas plus opportunistes) qui devient premier secrétaire, le ps fonce vers la présidentialisation et j’ai peur qu’il finisse comme l’ump (parti vide n’existant que pour un chef) ; mais le pari vaut le coup d’être tenté, de toute façon c’est ça ou la mort assurée avec la sclérose du PS…

maceo
13 novembre 2008 00:49

Là, j’y comprends encore moins que d’habitude. C’est pour dire. Je croyais que ce qui vous plaisait chez Ségolène Royal, c’était sa fraîcheur, son honnêteté, sa nouvelle façon d’aborder la politique, son modernisme en opposition à ces archaïques Jospi etc.
Puis voilà maintenant que vous louez sa roublardise, son sens tactique aigu, ses manoeuvres quoi. Pire, elle est comparée au génie de Mitterrand. La référence serait donc (re)devenue ce Président mort en 1996 ?

En un mot, où est la nouvelle façon de faire de la politique? Où est la novation? En quoi est-ce moderne? Quelle est donc l’apport, si ce n’était pas la crise j’oserais : quelle est la plus-value de SR par rapport aux autres ? Quoi de nouveau lui vaut-il cette adulation ?

Fabrice
13 novembre 2008 10:03

Le renouveau tout simplement Maceo ! Le fait de ne pas voir les mêmes depuis 15 ans diriger le parti et là ce n’est pas que Ségolène Royal, j’ai voté pour une motion, pour des personnes mais surtout pour des idées, des méthodes, un renouveau. J’ai conscience que la tâche sera difficile mais les militants ont tranché, la lourde défaite du camp Jospin Hollande, ne les place plus en position de force et doivent haïr Martine Aubry qui les a privé d’une majorité.

Au risque de passer pour des diviseurs, les motions A et D n’ont d’autre choix que de se rassembler autour de la motion E. Reste le candidat au poste de Premier secrétaire qui ferait consensus mais là Royal est en position de force et quoiqu’il arrive le futur Premier secrétaire sera issu de la motion E.

Ouf
13 novembre 2008 10:49

Le parti prépare une majorité, l’union est en marche mais pas autour de segolène et ses copains… Comme l’union peut aussi se faire sans elle…

balsam
13 novembre 2008 10:55

Belle OPA, c’est vrai !

Mais entendre parler de renouveau avec celle qui était déjà Ministre de Mitterrand… Dur, dur…

Entendre vanter ses mérites tactiques après avoir entendu qu’elle n’était pas une femme d’appareil… Dur, dur…

Ses soutin : Peillon (il n’y a pas plus appareil), Dray ou Valls (y a pas plus opportunistes confesse mariyka), le « baron » marseillais Jean-Noël Guérini et Collomb… Des stars, je vous dis…

Des paroles pleines de sens!
13 novembre 2008 11:07

« J’espère que ces 71% de militants arriveront à se retrouver » Anne Hidalgo

Maceo
13 novembre 2008 11:19

Désolé mais je ne suis pas séduit pas vos arguments.
ça me gêne énormément mais je vais développer les propos de balsam avec lequel je ne suis d’accord en rien d’habitude d’autant plus qu’il se réclame ouvertement de droite.

Renouveau dites-vous; Vincent Peillon né en 1960, 48 ans donc. Ce n’est certes pas vieux mais il n’est plus un gamin non plus. Cela dit, l’âge, cf un de mes commentaires précedent, n’a aucune importance. Surtout,il a été dès 1993, Secrétaire du Goupe des experts du PS; membre du Bureau national depuis 1994, délégué auprès de Lionel Jospin ( hou la honte ! )alors 1er Secrétaire en 1995 et bien pire, porte-parole du PS de 2000 à 2002.
Personnellement, cette expérience ne me dérange pas mais où est le renouveau ? Peillon comme les autres n’a-t-il pas navigué dans plusieurs eaux et peut-être même des troubles?

Valls, né en 1962, membre du Secrétariat national dès 1993 et pire que pire chargé de la com et des relations avec la presse pour le compte d’un certain Lionel Jospin qui aurait été dit-on Premier Ministre à l’époque pré-historique.
Même commentaire que pour Peillon.Son parcours sinusoïdal n’est pas rédibitoire en soit mais de grâce allez-y mollo sur le soit disant renouveau.

maryika
13 novembre 2008 11:24

effectivement, maceo a raison et tombe d’accord avec balsam, mais n’empêche Ségo a une qualité : c’est la plus anti-jospin de toute la bande et je pense qu’aux yeux de beaucoup de militants c’est un gage indéniable de « renouveau »….

Fabrice
13 novembre 2008 11:38

L’union sans la motion arrivée en tête, quelle belle preuve de démocratie dans ce parti ! Certains ont vraiment de la merde dans les yeux à vouloir conserver leur petit plaçou et à refuser d’entendre ce que les militants ont dit en mettant leur bulletin de vote dans l’urne, le parti va droit dans le mur ! Je comprends que certains aient du mal à se remettre de leur défaite mais le fair-play n’est visiblement pas leur tasse de thé et après qu’on ne vienne pas nous parler de respect du vote des militants quand on fait une alliance tout sauf Ségolène !

En faisant celà vous aurez la responsabilité de la mort inéluctable du PS. Je ne veux pas faire de la dramatisation parce que ça n’a pas marché jeudi dernier mais s’opposer juste à une personne celà est déshonorant !

Maceo
13 novembre 2008 11:40

Alors là Maryika tu me déçois beaucoup. Si je te comprends bien, la première qualité d’un leader actuel c’est d’être anti-Jospin !!!!
Bravo le modernisme et la hauteur d’esprit !
En plus, je voudrais pas dire, Jospin il est à la retraite, alors laissez-le tranquille.

paroles
13 novembre 2008 11:48

ho un TSS tout sauf Ségo. parti socialiste ton univers impitoyable … Ségoléne suscite plus l’adhésion des militants que des grands éléphants elu mais qui dirige le parti les militants ou les éléphants ??

ouf
13 novembre 2008 12:30

Respect du vote de 71% des militants! C’est logique? non?

TSS
13 novembre 2008 12:44

allez ! tout sauf ségo !! on ouvre le parti à la LCR, faut détruire ségo … toute les voix son bon à prendre lol … ridicule … accroche toi bien a tes 71% ca setrouve le clan anti-ségo fera 142% au congrés. tu as encore quelque jours de réve, c’est hallucinant de voir que vous arrivé même pas lire les résultats d’un vote. Même si une alliance avec Hamon en tête de liste soutenu par Delanoë et Aubry, Peillon peut encore gagner. par contre pour Delanoë c’est déjà grillé.

Fabrice
13 novembre 2008 12:56

75 % contre Delanoë-Hollande-Moscovici, c’est logique non ?

75 % contre Aubry-Fabius-Cambadélis, c’est logique non ?

80 % contre Hamon-Emmanuelli-Mélenchon, c’est logique non ?

ouf
13 novembre 2008 12:59

Oulala vous êtes à cran! Facile de vous lancer!

Je n’ai jamais parler de LCR…

ET je t’accorde que Peillon serait certainement un bon 1er secrétaire

Boro
13 novembre 2008 13:04

Le paysage politique français change et nous entrons dans une nouvelle ère. Celle où tout les coups sont permis, celle de l’opacité, celle de l’individualisme.

putain mais il faut arréter là hein, ségolène a gagné?? non!!! La motion E a gagné et ce le jour même ou ségolène a mis sa candidature au frigidaire.

Merde quand on me parle de renouveau je suis dégouté, Royal n’est pas le renouveau, ce n’est pas la continuité non plus, c’est le retour en arrière !!
Si c’est le renouveau que les militants voulaient, ils n’avaient qu’à voter hamon.

Tu parles de dramatisation fabrice, moi je parle de réalisme. Si le parti ne s’en sort pas dans les trois prochaines années, il est MORT! la france est dans un état déplorable et les choses ne peuvent qu’empirer. Alors elle est ou la dramatisation dis moi???
Quel que soit le futur premier secrétaire du parti, s’il n’y remet pas de l’ordre, le PS est perdu je le crains! si la dramatisation à ton sens ne fonctionne pas, je ne pense pas non plus que la politique de l’autruche puisse conduire à quelque chose de bénéfique;

Ce que je craignais plus que tout est en train d’arriver, le PS n’est plus un parti de militants mais un parti de supporters du moins pour un peu moins de 29% et les messages précédents le prouve. Quoi qu’elle fasse, ségolène a raison à vos yeux, mais diantre faites preuve d’un minimum d’objectivité.
Le ps a besoin de règles et de stabilité:
à la sortie des présidentielles, Royal annoncait déjà sa candidature au poste de premier secrétaire, trois mois avant le congrès elle mettait cette candidature au frigidaire alors que le moment était venu pour l’annoncer.
Aujourd’hui à deux jours du congrès elle refuse encore de se prononcer quant à cette candidature. Mais qui me parle de transparence, qui me parle de respect des militants. comment peuvent ils faire un choix en connaissaance de cause.

Si l’objectif d ségolène est de prendre la tête du parti coute que coute et bien je vous le dis, cela va nous couter très cher: il s’agit d’une MASCARADE, rien de plus. De qui se moque t’on franchement ???

quant à envoyer ses sbires pour suriner à tout le monde que s’il y a un autre choix possible que le sien, ce sera la fin du parti et bien ce sont des conneries, parceque s’il n’y a pas d’autre choix possible que le sien, c’est un déni de démocratie et à se moment j’appelle les militants à ne pas se déranger pour voter alors que quelqu’un est de toute façon déjà désigné.

certains parle d’une ségo présidente du parti et d’un peillon, adjoint… remarquez c’est habile, quelqu’un pour se taper le boulot, les tâches ingrates et un autre pour faire de la représentation seulement…

Le fait est que quoi qu’il arrive, la motion E devra faire des concessions sur les alliances avec la droite (oups, le centre) et sur le premier secrétaire…, sinon pas de rassemblement possible.

Marc
13 novembre 2008 14:50

Ah que la défaite est dure pour certains ! Et oui Boro, il y a une semaine tu nous disais que Delanoë était le plus beau et le plus intelligent et paf en une soirée il a tout perdu parce qu’à moquer l’alliance d’Aubry avec Fabius il ne fait pas mieux qu’elle avec Hollande et les Strauss ! Alors la létimité elle est où ?

Qu’entendrions nous aujourd’hui si les résultats avaient été inversés ? Et bien exactement la même chose, on fait alliance mais sans Ségo ! Le problème dans ce parti c’est qu’à chaque fois vous sous estimez les militants et qu’on ne me dise pas que se sont des supporters, sinon vous avez vraiment de la merde dans les yeux et avec seulement 55 % de participation, c’est minable !

Oui la motion E a gagné parce qu’elle est arrivée en tête des motions, c’est tout ce qu’on lui demandait non ? La règle dans ce parti c’est de respecter le choix des militants et de rassembler autour de la motion arrivée en tête. Sauf que là, la stratégie c’est surtout de refuser tout ce qu’elle propose et de dire qu’elle est incapable de rassembler ! Ouha quelle belle preuve de courage et de respect et surtout de volonté de sortir de la crise dans laquelle est le parti.

Ou alors, les perdants se disent on a tout perdu alors il faut qu’elle perde elle aussi et on sacrifie les chances de la gauche de revenir aux responsabilités en 2012 ou on se rassemble sans exclusive et respecte et on donne sa chance à la nouvelle direction et on reste soudé derrière le chef.

Fabrice
13 novembre 2008 15:02

J’aurai personnellement tout le mal du mal à comprendre comment on peut continuer des alliances contre nature ou des alliances qui n’ont pas pu se faire avant le vote des militants mais qui soudainement deviendrait possible si celà ne passait pas par un tout sauf Ségolène.

Une alliance est sans doute en train de se nouer entre Aubry et Hamon. Premier problème quel candidat au poste de premier secrétaire ? Aubry ou Hamon ? Petite phrase dite par Hamon pendant la campagne : « Entre son alliance avec DSK et le fait qu’elle ait voté pour Bayrou aux présidentielles, ça fait beaucoup pour des militants de gauche… »

Bref c’est pas l’entente cordiale entre les deux ! Et effectivement, il n’avait pas tort car pour une femme élue avec les voix du Modem, on a du mal à comprendre qu’elle veuille s’allier avec celui qui est le plus catégoriquement opposé à tout accord avec le Modem ! Et je ne parle même pas du protectionnisme et de la défiance vis à vis de l’Europe !

Bref Aubry continue les accords contre nature et se la joue perso, ce qu’elle reproche elle même à son amie Ségolène !

La solution la plus crédible aujourd’hui est un accord entre les motions A, D et E, point barre et après on discute du candidat au poste de Premier secrétaire.

Réflexion
13 novembre 2008 15:20

Le Parti Socialiste est un partie démocratique.

Notre république est une démocratie indirecte.

« la démocratie représentative: régime dans lequel le rôle du peuple se borne à élire des représentants »

La démocratie s’exprime ainsi par la présence de plusieurs candidats à une élection.

Le PS organise une élection pour désigner son Premier Secrétaire.

Etant donné que ce dernier est démocratique, pourquoi devrions nous avoir qu’une seule candidate?

Peut être que des militants craignent l’issue du vote des militants!

Alors laissons la démocratie s’exercer dans notre parti avec plusieurs candidats au poste convoité…

Fier d’être socialiste et démocrate… (j’avais oublié, c’est dépassé…)

Fabrice
13 novembre 2008 15:40

Et d’un la démocratie a déjà parlé jeudi dernier et de deux ce n’est pas parce qu’il y aura plusieurs candidats qu’on aura une majorité !

Il ne me semble pas vous entendre vous plaindre lorsqu’il n’y a qu’un candidat aux désignations internes pour les élections cantonales, municipales ou autres !

Les candidatures doivent se faire sur une ligne claire, des propositions pour le parti et non pour éliminer un tel ou un tel !

ouf
13 novembre 2008 16:19

Les partisants de SR disaient que jeudi dernier s’était le premier tour…

Fabrice
13 novembre 2008 16:23

Bien sûr que c’était le 1er tour mais il était déterminant pour la suite. Si vous ne voulez pas accepter qu’il y a eu un vainqueur vous devez reconnaître qu’il y a eu des vaincus !

Certains croient trop au retour d’Epinay ou de Rennes !

pazmany
13 novembre 2008 16:57

Ségolène Royal a écrit à ses rivaux Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon pour trouver un compromis en vue du congrès PS de Reims qui s’ouvre demain. Elle leur propose notamment dans des lettres séparées une hausse salariale incluant le SMIC et un «parti de militants».

La hausse des salaires

Dans sa missive à la maire de Lille, rendue publique aujourd’hui, Royal, dont la motion est arrivée en tête en vue du Congrès, écrit: «Nous sommes bien évidemment d’accord sur la hausse des salaires dont fait partie le SMIC», ajoutant: «la question du pouvoir d’achat va bien au-delà de la question du SMIC et englobe tous les salaires, et notamment les salaires moyens».

Interdiction des licenciements

Sur sa proposition d’interdiction de licenciements, elle répond à «l’interrogation» du maire de Paris, précisant que la mesure doit concerner «les entreprises qui font des bénéfices». En cas de «délocalisations boursières», elles devraient «rembourser toutes les aides» reçues des collectivités.

Le modèle social-démocrate

Ségolène Royal répète que le modèle social-démocrate est «insuffisant» et plaide pour «un Etat préventif», estimant qu’il s’agit là d’un point de «convergence» avec Delanoë qui avait souhaité un «Etat prévoyant».

Un parti de militants

La présidente de la région Poitou-Charentes rassure le maire de Paris sur la construction du parti: «Comme toi, je considère que le militantisme est ce qu’il y a de plus précieux au PS», assure-t-elle. Mais il faut que «le niveau de cotisation soit revu à la baisse», ajoute Royal, tout en maintenant une «progressivité» encourageant «ceux qui en ont les moyens à donner plus».

Alliance avec le Modem ?

A propos d’une éventuelle alliance avec le Modem, elle précise à Benoît Hamon n’avoir «jamais prôné un renversement d’alliance». Il faut «rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement» et «nous adresser ensuite à toutes les forces politiques susceptibles de se reconnaître en notre projet». Royal souligne qu’un groupe de travail composé de l’eurodéputé Vincent Peillon, des députés Manuel Valls, Delphine Batho, Jean-Louis Bianco et de l’avocat Jean-Pierre Mignard, «sont habilités pour travailler avec un groupe de chaque motion».

(Source AFP)

ouf
13 novembre 2008 17:33

Oui la motion presenté par SR est arrivée en tête mais elle fait 29% pas 51% alors le deuxième tour est là pour départager les postulants à l’animation du Parti!

Je reconnais pour ma part qu’une majorité relative a choisi la motion E mais elle est relative…

Boro
13 novembre 2008 19:19

@ marc : excuse moi mais je préfère encore une alliance avec fabius plutôt qu’une alliance avec Bayrou.

Je n’ai jamais fait du « il est beau, .. » il se peut que j’ai dire qu’il était le meilleur, mais il a perdu, n’en parlons plus.
La motion E a gagné, en particulier parceque royal a laissé entendre qu’elle ne se présenterait pas à la tête du parti. Et mnt que c ans la poche elle veut revenir, c’est un peu facile ça non?

@ fabrice : en cas de désignations interne, c’eest que tu ne sais pas écouter parceque l’abstention est une voix (voie) que l’on ne peut pas ignorer. Combien d’abstention en cas de candidature unique, combien de votants???

@ ouf: oui et quand on change les règles u jeu entre le premier tour et le second tour, c’est de la manipulation!
il aurait alors fallu un second tour delanoË royal et je ne crois pas que l’issue en serait la même… mais ça on ne peut le reprocher à personne si ce n’est aux statuts du parti!

Vu tout les pbs qu’engendrent sa candidature face à celle d’un peillon, si les ambitions de ségolène sont si transparentes et si abnégationistes, pourquoi ne pas laisser monter Peillon et lui laisser mener le rassemblement?
Royal a un passif et les bases du parti qu’elle veut construire sont déjà pourries.

A mon avis, si le rassemblement doit être fait autour de la motion E, que la candidat fasse l’unanimité, ou alors qu’il y en ai plusieurs. Mais il faut que les « E » fassent des concessions et renoncent entre autres aux alliances contre nature, à retirer le pouvoir décisionnaire des militants quant à la désination d’un candidat, à présidentialiser le parti, et à tout ce qui pourrait faire l’objet d’un clivage. Ces points doivent disparaitre ou être discutés. C’est un impératif.

Il estt inutile de faire croire que tout le monde il est méchant et il veut faire du mal à la gantille ségolène parceque si ça ce n’est pas de la dramtisation et de la victimisation!

francois
13 novembre 2008 20:16

c’est quoi ce nouveau délire que Ségoléne est proche des idées du Modem, c’est de la manipulation, Ségoléne n’a fait et/ou dit autre chose que ce qu’a toujours dit Hollande et les socialiste a savoir tendre la main aux électeurs du centre qui viendrons vers nous sur des bases socialistes sur la base de notre programme socialiste. Je ne pense pas que Ségolène est voté Bayrou au premier tour des présidentiels de 2007… je connais pas forcément bien limoges je sais que c’est une ville de gauche mais n’y a t’il pas eu des villes de votre département ou le candidat socialiste a été élu grâce a des accords avec le modem ?

Boro
13 novembre 2008 20:23

euh, oui elle a proposé au leader du MODEM plus à droite que tout le reste de son parti réuni de devenir le premier ministree français, celui qui a tout les pouvoirs, celui qui gouverne, celui qui mène le politique intèrieure. et avec un parlement majoritairement à droite, elle aurait eu l’ai fin le ségo à faire ses représentations dans tous les pays en prônant s valeurs de gauche pendant que dans son pays, l’enseignement se privatise…etc

Enfin il faut dir une chose, c’est que si le TSS pose pb, il a au moins l’avantage de réunir 70% des socialistes pour une cause commune! ;)
Oooh ça va, je plaisante!

francois
13 novembre 2008 20:35

allez c’est la course a celui celle qui sera le plus a gauche. le front anti sego se monte pour décrédibilisé toute la motion en les faisant passé pour d’affreux. C’est pas étonnants quand on a plus trop d’argument on fini toujours par je suis plus a gauche que mon voisin (100% à gauche 100% socialiste).

Boro
13 novembre 2008 21:10

Dès le début, delanoê a dit qu’il « ne serait pas un problème ». Mais vous avez tellement peur pour votre tite ségo que vous n’écoutez même plus ce que disent les leaders demotion, c ce qui me fait douter quant à vos capacité à faire des concessions et à négocier.

Mais bon j’accorde le bénéfice du doute à ségolène, elle a encore tout demain pour procéder à l’unification qu’il lui incombe de mettre en oeuvre.

francois
13 novembre 2008 22:07

…… rien de changera les chiffres de jeudi dernier …….. si jamais tu crois seul delanoë pourra tenir cette unification du PS tu te trompe. surtout si cette unification est uniquement fondé sur « on ne veut pas de Ségoléne comme premier secretaire » Delanoë l’anti alliance avec le modem avec Aubry qui a fait alliance avec le modem au municipal et qui aurai voté Bayrou au premier tour des élections présidentiel, l’amour que porte Delanoë a Hamon, enfin voila … une unification qui semble déjà bien bancale et illusoire. et c’est ce que l’on reproche au PS.

Boro
13 novembre 2008 22:28

euh une fois que l’on a la majorité dans une équipe municipale, sur les places qui reste on se fait plais. mon vieux mais entre un place de petit conseiller municipal t une de premier ministre il y a une différence. et je te rappelle que hamon et hollande ont conservé dess liens, et que l’on ne peut pas vraiment dire que les relations de ségo avec les jeunes soit au beau fixe (cf présidentielles)

fou la paix à Delanoë, il n’est pas dans la course il me semble.

Mais vu ce que toi ségoléniste pense de tout ces gens, de toutes ces motions, je ne vois pas comment vous pourriez rassembler quoi que ce soit?? lol

Boro
13 novembre 2008 22:30

PTDR !!!

euh maryka, est ce que tu pourrais remettre en ligne ta mise à jour en entier, parceque du coup mon avant dernier mess n’a plus bp de sens.

Bertrand Delanoë
13 novembre 2008 22:50

Chère Ségolène,

Je te remercie pour ta lettre du 12 novembre. J’apprécie l’attention que tu portes aux attentes que j’ai exprimées au nom de nos camarades de la motion A.
Je souhaite donc te répondre à mon tour, en toute franchise, pour contribuer à un congrès utile aux Français.

- Sur la cohérence entre les déclarations faites dans l’opposition et leur mise en œuvre effective une fois de retour au pouvoir, je suis sensible à l’articulation que tu établis entre capacité d’indignation et propositions crédibles, même si la « radicalité » que tu évoques a souvent, par le passé, conduit à des engagements difficiles à tenir dans les faits. Je crains d’ailleurs que l’exemple que tu cites, celui des interdictions de licenciements, n’illustre un tel écueil si nous n’y prenons garde.

- Sur la social-démocratie, notre différence ne porte peut-être pas seulement sur les mots et j’en suis d’autant plus étonné que lors de ta campagne présidentielle tu te référais à juste titre au modèle scandinave. Aujourd’hui, dans ta lettre, tu qualifies la social- démocratie de « très insuffisante » après l’avoir tenue récemment pour « périmée », sans dessiner pour autant une alternative véritablement identifiée à ce stade. En effet, la social-démocratie prône, sauf erreur de ma part, l’intervention de la puissance publique dans l’économie de marché, ainsi que l’établissement d’un rapport de forces au nom de la justice sociale. Elle affirme le rôle de l’Etat, et pas seulement, dans une perspective redistributive, ce qui nous conduit à proposer, dans notre motion, le concept « d’Etat prévoyant ». La crise mondiale a d’ailleurs illustré la pertinence d’une telle vision, confrontant de fait, les socialistes à un défi décisif : rendre désormais cette démarche applicable à l’échelle européenne. Je ne vois d’ailleurs aucune autre méthode susceptible de donner une réponse de gauche à la récession actuelle. Dans ces conditions, plutôt que d’évoquer ce dessein au passé, je crois plus pertinent que jamais de renforcer le dialogue et le partenariat avec nos amis sociaux démocrates européens, au nom d’un nouveau modèle de développement.

- Sur l’Europe précisément, la franchise m’oblige, à la lecture de ta lettre, à t’avouer une forme de déception. L’engagement européen est indissociable de l’idéal socialiste. Nous devons le mettre au cœur de notre projet, et d’abord, l’affronter avec lucidité et avec conviction. La motion A défend l’idée d’une véritable Europe politique, dotée d’institutions solides, d’un Parlement souverain, avec une Commission responsable devant lui. C’est ainsi que nous nous donnerons les moyens de construire enfin l’Europe sociale. Nous portons également l’idée d’un emprunt européen pour l’innovation, la recherche et l’aide aux PME. Bien sûr, il faut que l’Europe change, et notamment qu’elle donne plus de place à la solidarité. Mais pour cela, nous devons nous entendre sur quelques principes clairs en-dehors desquels l’Europe n’aura, pour ses citoyens, ni efficacité, ni réalité.

- Sur la conception même du PS, en mettant en garde contre le risque d’un parti de supporters, nous avons voulu exprimer la conviction que notre parti doit être un lieu d’échanges, de débat et de réflexion, un espace qui offre de vrais repères idéologiques, non seulement à ses adhérents, mais aussi aux Français eux-mêmes. Nous pensons qu’il faut l’ouvrir à toutes les forces de la société, syndicales, associatives, militantes, ainsi qu’aux autres partis progressistes européens et mondiaux. Quant à la question des cotisations, il faudra sans nul doute en améliorer le fonctionnement actuel, mais dans le respect d’un principe auquel nous sommes attachés, celui de la progressivité.

- Sur les alliances, nous devons être parfaitement clairs. La position que nous avons exprimée est d’autant moins un prétexte, que je l’ai personnellement mise en œuvre à Paris. C’est à nos yeux l’identité même du PS qui est en jeu, ainsi que notre devoir collectif de combattre l’idée pernicieuse selon laquelle la gauche et la droite, cela reviendrait au même. Une alliance avec le MODEM, dont le succès, soit dit en passant, passe par notre échec et par conséquent par le prolongement d’une telle confusion, nous semble donc non seulement inappropriée mais dangereuse.

En somme, face aux enjeux qui nous attendent et dont la crise financière accentue terriblement l’urgence, notre approche et nos réponses traduisent des différences qui n’ont rien de médiocres et dont je suis heureux que nous puissions les confronter sereinement. Et ce constat ne retire rien au fait que socialistes, nous sommes résolument engagés dans un combat commun contre la droite et la politique brutale qu’elle conduit actuellement.

Te renouvelant mes remerciements pour la lettre que tu m’as adressée, et m’inscrivant pleinement dans cette logique d’échange, je te prie de recevoir, chère Ségolène, l’assurance de mes sentiments bien cordiaux.

Bertrand DELANOË

Jules
13 novembre 2008 23:13

J’ai du mal à comprendre comment on peut travailler à faire un rassemblement pendant que les uns et les autres s’écrivent pour se dire ce quels points ils ne sont pas d’accord ! Lorsque l’on voir que les points de convergence qui existent entre les 3 motions arrivées en tête on se demande ce qu’ils recherchent.

Aubry ne pouvant pas attaquer Ségolène sur les alliances puisqu’elle a fait la même chose à Lille préfère rejeter en bloc ses propositions, les jugeant pas à la hauteur ! Comment peut elle oser dire après qu’elle souhaite un rassemblement sans exclusive !

Delanoë est fier de ne pas avoir eu besoin du Modem à Paris ! Et s’il en avait eu besoin pour conserver sa mairie ? L’aurait il laissé à la droite ? Alors soit, il est contre toute alliance avec le Modem, mais je ne donne pas cher de notre peau aux prochaines élections régionales, y compris à Paris ! S’il devenait Premier secrétaire, serait il capable d’exclure des Présidents de Conseils régionaux qui auraient choisi de faire alliance avec le Modem plutôt que de laisser leur région à l’UMP ?

J’ai du mal à comprendre la déception de Delanoë sur la question européenne. Quelqu’un peut il m’expliquer ?

Michel URVOY
13 novembre 2008 23:57

Gérard Grunberg. Directeur de recherche au CNRS au Centre de recherches
politiques de Sciences-Po, il est l’auteur d’un livre : Les socialistes
français et le pouvoir (1).

Tous les socialistes prétendent avoir plus de points d’accord que de
désaccord. Vous souscrivez à cette affirmation ?

Oui et non. Oui : la majorité est, quand même, plutôt réformiste. Ceci étant
dit, et en laissant de côté les questions de personnes, il y a d’autres
enjeux qui les divisent, moins sur le capitalisme lui-même que sur des
points soulevés par Ségolène Royal : c’est quoi la nature d’un parti
socialiste aujourd’hui ? Comment désigne-t-on un candidat à la
présidentielle ? Quelles alliances pour gagner, sachant que la gauche ne
suffit pas ? Pour ces raisons, je considère que Ségolène Royal est la vraie
héritière de Mitterrand. Pour elle, le parti est un instrument pour prendre
le pouvoir. Ce que les plus anciens ne supportent pas, c’est qu’elle ne
respecte pas la tradition et la culture du parti. Elle leur apporte une
image de ce que serait, demain, un socialisme qu’ils n’aiment pas.

Est-ce que l’on peut rassembler quand on fait de l’oeil à François Bayrou et
que l’on a une aile gauche aussi forte ?

François Mitterrand a bien pris le parti, en 1971, avec une alliance
Mauroy-Chevènement. La seule question que je me pose est : « Est-ce que le
degré d’antipathie qu’elle suscite est tel qu’une majorité pourrait se
constituer contre elle au congrès ? » Ce congrès va être, qu’on le veuille
ou non, pour ou contre Ségolène Royal. Elle exacerbe les passions. Mais ses
adversaires ne peuvent pas apparaître comme seulement anti-Ségolène. Il faut
qu’ils trouvent des raisons de s’opposer à elle.

Martine Aubry
14 novembre 2008 00:06

Chère Ségolène,

Au lendemain du vote des militants, nous, signataires de la motion « Changer
à gauche pour changer la France », avons pris nos responsabilités.

Nous avons donné notre analyse du scrutin du 6 novembre. Les militants ont
exprimé une triple volonté.

- Remettre en marche un grand parti réformiste clairement ancré à
gauche face à la crise du libéralisme et au démantèlement du pacte social
par Nicolas Sarkozy. Bref, l’exigence d’une gauche forte face à une droite
dure.

- Renouveler en profondeur les équipes et les pratiques du Parti
Socialiste.

- Faire vivre un parti de militants élaborant et choisissant
collectivement des orientations politiques, tant en ce qui concerne les
réponses aux chocs économiques, sociaux et écologiques d’aujourd’hui que les
alliances pour bâtir une alternative.

Nous avons respecté la démocratie interne : c’est à la motion arrivée en
tête, même de peu, de démontrer sa capacité à rassembler sur ces thèmes.
Ouverts au dialogue sans exclusive, nous avons dit que notre collectif se
déterminerait sur la base de l’orientation et des propositions qui nous
seraient faites.

Nous avons aussi rappelé notre règle de conduite : c’est la ligne politique
qui fixe les alliances, pas l’inverse.

Tu as rendu public mardi un texte que nous avons analysé avec attention,
objectivité et même gravité.

Parce que nous défendons une certaine conception de la politique et de la
gauche, nous constatons que son contenu ne nous paraît malheureusement pas à
la hauteur des enjeux.

Nous attendions un texte qui donne une vision claire et cohérente, ainsi que
des propositions qui permettent de montrer la force des intentions.

Celui qui nous est présenté se réduit à des déclarations très générales dont
beaucoup figurent déjà dans notre déclaration de principe adoptée en juin.

Or, rester à ce niveau de généralité, c’est risquer de faire du congrès de
Reims un enjeu de personnes et pas d’idées. Et cela, nous n’en voulons pas,
tout comme l’écrasante majorité des militants. Nous avons tous fait campagne
en ce sens, y compris toi-même en plaçant ta candidature « au frigidaire »
selon tes propres termes.

J’ajoute que ne pas trancher aujourd’hui nos débats, c’est prendre
le risque demain de la paralysie du parti socialiste.

Tu as certes pris le soin d’assortir ton courrier d’un certain nombre de
commentaires positifs sur le texte de la motion D et je t’en remercie. Mais
le texte final que tu nous présentes est resté inchangé. Il ne permet pas de
lever les interrogations profondes qui sont les nôtres.

L’exigence de clarté est d’autant plus nécessaire que le positionnement
adopté ces derniers jours, ainsi que les réponses apportées aux
interrogations des uns et des autres, sont en contradiction avec le contenu
de la motion E et les positions tenues par ses principaux animateurs tout le
long de la campagne.

Cette clarification est essentielle sur cinq enjeux politiques décisifs à
nos yeux.

1) L’analyse de la crise financière. Ton texte précise que « la finance doit
être au service de l’économie productive et non pas au service d’elle-même
». Certes, nous disons tous cela, mais Sarkozy ou Bayrou aussi disent cela…
Il existe aujourd’hui deux interprétations de la crise. Pour la droite, la
crise est la conséquence de dérives du système et de ses acteurs : « coupons
les mauvaises branches et l’arbre repartira de plus belle », crient en chœur
les libéraux ! Ils refusent de voir la réalité en face : nous assistons à
une crise du capitalisme financier et mondialisé lui-même. Pour nous, cette
crise est inhérente au système même, qu’il faut remettre en cause. Il ne
s’agit pas de revenir à une économie planifiée (nous inscrivons nos réponses
dans l’économie sociale de marché, comme l’atteste notre récente déclaration
de principes adoptée à l’unanimité dans nos rangs), mais de retrouver un
nouvel équilibre entre le marché, l’environnement et l’intervention
publique. Voilà pourquoi nous disons que nous voulons construire un nouveau
modèle économique et social. Le « document de travail » de la motion E ne
tranche pas entre ces deux interprétations.

2) La question sociale. Elle est pour nous essentielle. S’agissant du
pouvoir d’achat, je relève avec satisfaction que tu reprends nos
propositions même s’il reste un flou sur le SMIC. En revanche, le texte que
tu proposes est muet sur des questions fondamentales pour nous :
l’éducation, la santé, le logement, l’école…. Ces demandes de clarification,
nous ne les faisons pas pour le principe, mais parce que les Français la
réclament. « Soyez offensifs, proposez à gauche ! », nous disent-ils. C’est
parce que notre parti est flou qu’il est inaudible. Restaurer notre fierté
socialiste et notre crédibilité politique est donc un préalable. Notre
volonté est que le Parti socialiste reprenne contact avec les Français, et
d’abord avec ceux qui souffrent des politiques régressives de Sarkozy.

3) La question européenne. Dans le texte qui nous est adressé, l’Europe est
abordée en quatre mots : « Réorienter l’Europe pour la relancer ». Pour nous
il ne s’agit pas d’une question subsidiaire : alors que l’Europe est en
panne, il faut toute notre volonté pour la relancer. La première tâche du
futur premier secrétaire sera d’ailleurs de préparer les élections
européennes de juin 2009. Comment être aussi allusif alors que notre Parti,
inutile de le nier, s’est divisé sur la question européenne et que la
prochaine direction devra garantir un projet nouveau des socialistes pour
l’Europe, ce qui suppose une réflexion collective de fond sur les politiques
de l’Union ?

4) La conception du Parti socialiste. Par le passé, toi ainsi que tes
principaux soutiens aviez indiqué que vous souhaitiez mettre fin à la règle
de la proportionnelle – qui régit notre parti depuis s création – au profit
d’un fonctionnement majoritaire, qui transformerait notre parti en parti de
supporters, notre premier secrétaire en chef absolu. Pour nous, notre parti
doit rester un parti de militants. C’est un enjeu crucial, vital, car il y
va de l’existence même du socialisme comme pluralisme.

5) Les alliances et le rapport avec le MoDem. Sur ce point aussi, chacun
connaissait nos inquiétudes. Malgré cela, le « document de travail » propose
une formulation alambiquée qui se contente de rappeler un processus
nullement exclusif d’une alliance électorale avec le centre droit. Le MoDem
n’est pas mentionné. Après les propositions faites à Bayrou durant
l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, après les déclarations de
divers animateurs de la motion E sur l’intérêt d’un renversement
d’alliances, voilà un mutisme qui confirme nos inquiétudes.

Pour toutes ces raisons de fond, il nous apparaît impossible de répondre
favorablement au texte que tu nous proposes.

Mais nous continuons à penser qu’il est possible au congrès de Reims de
construire une majorité de gauche comme l’ont souhaité les militants.

C’est pourquoi nous continuons à y travailler, avec tous sans exclusive,
pour réussir notre congrès conformément aux attentes militantes exprimées
par le vote du 6 novembre, pour le rendre utile aux Français, pour répondre
à l’urgence sociale, et bien sûr au-delà pour proposer une ligne politique
qui fonde la nouvelle donne économique, sociale et écologique que nous
voulons construire en France comme en Europe.

Pensons d’abord à ceux qui attendent le plus de nous et c’est pour eux que
nous devons faire ce travail.

Bien amicalement à toi,

Boro
14 novembre 2008 01:15

Pour l’europe, je pense juste que ségo a dû oublier de faxer le verso de la lettre à la presse et de fait on ne peut pas trop comprendre.

Mais je suis d’accord sur une chose, cette mascarade des courriers ne rime à rien, soit sego a le courage de décrocher son tel et de causer avec delanoê soit elle ne le fait pas ce qui ne veut pas forcément dire qu’elle n’est pas courageuse, mais juste qu’elle s’en fou de l’avis des autres. Et, ça ça vaut aussi pour Delanoê, Aubry, Hamon et tutti quanti.

Après cher Jules en ce qui concerne les alliances, le fait de s’allier avec le Modem pour contrer la droite ne serait que faire une politique de TSS (tout sauf sarkozy) et ce au dépend des fondements même des valeurs socialistes.

Nous ne voulons pas le pouvoir pour le pouvoir ni pour que quelqu’un d’autre ne l’ai pas ; mais pour ce qu’il peut nous permettre d’apporter en termes d’avancées sociales, pour mettre en place un projet à long terme cohérent et stable.

Dis moi admettons qu’avec le Modem, nous arrivions à barer la route à la droite, après on fait quoi??? on se droitise, on les gauchise, qui recule pour que l’autre avance parceque pour diriger une institution, il faut un pouvoir politique et UN SEUL.

Tu as bon esprit après de nous faire la morale quant au TSS (celui de ségolène ce coup ci), mais il ne s’agit pas seulement d’une personne, mais de ce qu’elle est capable de faire pour obtenir le pouvoir.

vert chez moi
14 novembre 2008 20:43

un peu ridicule cette histoire de lettres… en tout cas le PS se dirige pour le moment droit vers du 1/3 vs 1/3 vs 1/3 même si à priori « beaucoup » de la motion Delanoe ne souhaite pas forcément une telle « crise »

on m’apprend à l’instant (??) que Utopia aurait rejoint Hamon ?
Pole Ecolo côté Ségo (pas très logique mais passons) , Utopia côté Hamon (déjà plus logique que certains trucs dans le passé)

bon courage…

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