La nuit des résolutions (ou “nuit des longs couteaux” comme l’appellent certains) n’aura pas permis de trancher dans les ambitions personnelless, ni de déterminer un “dispositif humain” comme l’appelle Bertrand Delanoë : chacun a campé sur ses positions et les militants trancheront !
Ségolène Royal maintient sa candidature au poste de premier secrétaire, soutenue par la motion du pôle écologique. Bertrand Delanoë a jeté l’éponge et ne présente personne de la motion A à la candidature pour le poste de premier secrétaire, il n’a même donné aucune consigne de vote en appelant les militants à choisir en leur âme et conscience.
On s’attendait à un rassemblement entre les motions C et D mais il n’en est rien puisque Benoît Hamon reste candidat pour la motion C, soutenu par la motion Utopia et Martine Aubry est candidate au titre de la motion D.
3 candidats donc pour un seul fauteil : celui de premier secrétaire pour remplacer François Hollande, le jeu des chaises musicales peut commencer…
1er round : jeudi 20 novembre. les militants vont voter en section pour départager les 3 candidats : Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoït Hamon. Pronostic des votes : aucun candidat n’obtient la majorité absolue et Ségolène Royal et Martine Aubry arrivent en tête (selon toute vraisemblance).
2ème round : 2ème tour de vote le vendredi 21 novembre pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry ; les votes risquent d’être serrés et le pronostic : bien difficile ! Delanoë n’appelle à voter pour aucune candidature en particulier mais parions que l’essentiel de ses militants iront vers Aubry, Ségolène Royal incarnant le parti de “supporteurs” dont ils ne veulent pas ; mais certains de la motion A pourraient voter Ségolène Royal ou s’abstenir car ils ne supportent pas l’alliance Aubry-Fabius (Fabius incarnant le non à l’Europe et la transgression du vote des militants). Côté Hamon en revanche on sait que les militants s’abstiendront ou voteront Aubry car ils détestent viscéralement Royal.
Conclusion : Martine Aubry future première secrétaire du PS ?
Tags: Aubry, Congrés, Delanoe, Hamon, Hollande, PS, Ségolène Royal
16 novembre 2008 21:59
Francois Hollande et Bertrand Delanoë ont toujours leur tête sur les épaules à la fin de ce congrès mais ils sortent vraiment par la petite porte. Laissant libre champ a Laurent Fabius pour mener la suite des négociations
16 novembre 2008 23:53
Bien sûr que non ce ne sera pas Martine Aubry mais Ségolène Royal, pour le vrai changement et la rénovation en profondeur ! Et avec Vincent Peillon comme délégué, je trouve que ce tandem a beaucoup de charme, tant sur la forme que sur le fonds !
Mobilisons nous jeudi pour que Ségolène et Vincent soit élu Premiers secrétaires pour créer ensemble le parti socialiste du XXIème siècle.
17 novembre 2008 12:43
Les opposants à Ségolène Royal ont donné un sacré coup de couteau au Partie Socialiste, ainsi qu’a l’avenir que pouvait porté le partie pour les français. Cette guerre des chef et l’hypocrisie qui en ressort, non pas fini de faire parlé à droite:
La droite ne parvient pas à masquer sa joie devant le «spectacle» du congrès de Reims. «Ce parti qui veut être le premier parti d’alternance est incapable de nous fournir un projet», a expliqué le porte-parole de l’UMP Dominique Paillé samedi sur France 5. Avant de se tourner vers Marielle de Sarnez, le bras droit de François Bayrou : «En fait c’est plutôt le congrès du MoDem qui se déroule aujourd’hui.» Ironie également chez le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui compare le congrès socialiste au «remake de deux films cultes, Règlement de comptes à O.K. Corral et Les Tontons flingueurs».
Les adversaires de Mme Royal ont artificiellement grossi la querelle de l’alliance avec le centre - que beaucoup pratiquent localement - pour l’accuser de dérive droitière. Sur la défensive, l’ex-candidate à la présidentielle ne s’est sortie du piège qu’en promettant de faire trancher le débat par les militants, si elle est élue.
Le sinistre congrès de Rennes de 1990, notamment, où les héritiers de François Mitterrand - Lionel Jospin et Laurent Fabius -, s’étaient déchirés à belles dents sous le regard incrédule des congressistes, viens de nous faire un come back ce Week- End à Reims.
La bataille Royal/Aubry, qui a pris corps durant le week- end, s’est doublée d’une primaire Aubry/Delanoë, d’où le maire de Paris est sorti KO. C’est le grand vaincu du congrès.
Ca sera bien la haine et la rancoeur que se porte les socialistes entre eux qui tuera le PS. Les petites phrases remplient de haine, les sifflés, un manque d’intelligence dans la façon d’entre voir le dialogue avec ses petits camarades…
Du débat jaillit la lumière. Quel socialiste ne connaît pas cette maxime célèbre de Jean Jaurès. Quel socialiste ne serait pas légitimement en proie aux doutes et aux angoisses s’il s’en tenait à la majorité d’une presse qui ne parle que de chaos alors que de celui-ci semble se profiler la clarification si attendue dans le grand malstrom socialiste. Le train de l’histoire est passé à Reims. Si trois passagers sont montés, un seul arrivera au terminus.
Ségolène ou Martine, Martine ou Ségolène. Le combat s’avère rude mais, il l’a toujours été dans la vieille maison socialiste. Pas plus, pas moins que lorsqu’il opposait la gauche dite moderne de Michel Rocard à celle décrite comme classique ou archaïque de François Mitterrand. Ne dites surtout pas à l’ancien Premier ministre qu’il présente des analogies avec Ségolène Royal, sa santé risquerait d’en souffrir. Pourtant, le choix qui va être proposé aux militants les 2O et sans doute 21 novembre prochain, sera du même acabit. Deux conceptions de la politique totalement opposées et incompatibles sont en lice.
L’une, celle de Martine Aubry, est porteuse de la nostalgie d’un parti socialiste du XXéme siècle discipliné, verrouillé, laborieux. L’autre fait place à la fantaisie de l’air du temps, à l’ouverture et surtout aux médias. Mais, contrairement au choc Rocard-Mitterrand, l’avantage devrait revenir à la modernité grâce à la suprématie de l‘arme médiatique sur l’arithmétique des réseaux.
L’épisode de la carte à 20 € était annonciateur du choix présent. Quelle dimension souhaite-t-on donner au parti socialiste ? Une taille réduite savamment contrôlée pour les partisans de Martine Aubry. Une maison portes et fenêtres grandes ouvertes pour Ségolène Royal. Le choix n’a rien d’anecdotique. L’arrivée massive de nouvelles têtes dans les sections prônée par Ségolène Royal bouscule des équilibres savamment entretenus, des répartitions de pouvoir toujours délicates en vue de l’obtention de fauteuils ou de strapontins. Elle est souvent ressentie de façon douloureuse, comme une dépossession, par les « vieux » militants qui s’estiment seuls légitimes car titulaires d’une culture politique. Dans ce schéma, le nouvel arrivant, au lieu d’être le bienvenu, est toujours perçu au départ comme suspect, dérangeant.
Ségolène Royal propose de mettre un coup de pied dans ce système ronronnant qui a défaut de faire du PS un parti de gouvernement en a fait une machine à gagner au plan local. Devenu au fil du temps un parti de notables et d’obligés le PS s’est peu à peu coupé du monde réel. Singulièrement, c’est par le virtuel, la technologie de l’image et de l’internet que Ségolène Royal a réussi à retisser des liens. Il existe de ce côté-là, un phénomène Royal. L’ex candidate aux présidentielles est l’une des rares femmes politiques capable de drainer des foules et paradoxalement, cette qualité est ressentie comme gênante par son parti.
Dans ce clivage générationnel, Ségolène Royal joue le rôle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, abordant sans tabou et parfois sans finesse, des sujets qui constituaient jusqu’à présent le fond de commerce socialiste. Face à elle, Martine Aubry a beau jeu de se poser en gardienne du temple, en rempart pour défendre la vocation sociale de la gauche traditionnelle à moins que ce ne soit traditionaliste : les syndicats, les associations… Ce sont malheureusement tous ces piliers qui aujourd’hui vacillent et, les incantations, mêmes fortes, ne sauraient suffire à elles seules à les sauver.
Un monde ancien s’achève et un nouveau reste à inventer. Ségolène Royal l’a mieux que les autres pressenti. Le fait qu’un accord ait été trouvé entre les représentants de la motion Royal et ceux de la motion du pôle écologique, la vraie nouveauté de ce congrès, est symptomatique. Les représentants du pôle écologique justifient cet accord par le fait que Ségolène Royal incarne un renouvellement dans les pratiques et que son score en tête dans le vote des motions lui donne une légitimité à constituer autour d’elle une majorité.
Contrairement à l’appel au compromis lancé par Bertrand Delanoë, Henri Emmanuelli, au nom de la motion Hamon, a demandé avec insistance une clarification « Nous ne devons pas nous reposer sur une ambiguïté », « Oui, nous avons besoin d’un ligne politique claire et d’un projet qui soit lisible mais aussi, d’un renouvellement » et surtout, de « passer aux actes ».
Les opposants à Ségolène Royal ont essayé de revêtir cette clarification des habits de la question des alliances, allant jusqu’à avancer que, ce sont les alliances qui donnent ou qui retirent de la crédibilité à une ligne politique. C’est vrai lorsqu’on est la force d’appoint. Ca l’est moins, lorsqu’on est le noyau central qui donne l’impulsion.
Il reste que si le vote des militants va illustrer un choix, celui-ci risque d’être en opposition avec la structure du parti, le Conseil National. L’introduction en 1995 par Lionel Jospin du vote des militants sur la personne du Premier secrétaire avait pour objectif de faire ratifier le choix du Premier secrétaire qui résulte du Congrès. Pas de trancher ce que le Congrès n’a pas permis de trancher. Or, dans le cas présent, on pourrait bien se trouver dans le cas de figure d’une Ségolène Royal élue par les militants comme Premier Secrétaire et un Conseil National (où elle ne pèse que 30%) hostile.
Consciente de ce risque Ségolène Royal a dévoilé avec « bravitude » devant les délégués son arme de dissuasion à savoir la possibilité de consulter directement les militants sur des orientations stratégiques telles que celle des alliances. L’enjeu du vote de ce jeudi est aussi là, savoir si le pouvoir au sein du PS doit rester aux mains des apparatchiks ou s’il peut glisser du côté des militants.
17 novembre 2008 13:37
Bertrand Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry
Le député PS du Bas-Rhin, Armand Jung, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a annoncé ce matin qu’il voterait pour Ségolène Royal à la direction du Parti socialiste.”J’ai soutenu et défendu avec conviction et loyauté la motion A représentée par Bertrand Delanoë (…) Malgré la personnalité complexe de Ségolène Royal et en l’absence de candidat représentant la motion A, je voterai pour Ségolène Royal” jeudi, a-t-il déclaré dans un communiqué.”L’alternative est la suivante: d’un côté le mouvement et la rénovation du PS et de l’autre l’immobilisme et le maintien de pratiques dépassées qui ont mené la gauche à l’échec”, a ajouté M. Jung, qui avait soutenu Mme Royal pendant les primaires socialistes pour la présidentielle de 2007.
18 novembre 2008 09:52
@ antoine : oui, je crains que ségolène ai donné un bon coup de couteau dans le parti ou plutôt un coup de poignard!
Mais il es tout de même regrettable qu’elle n’ai pas été capable, outre ce coup de poignard, de trancher dans le vif du sujet.
Le congrès est terminé, la ligne politique n’en est pas plus claire ; je pense que nous venons de perdre avec le peu d’estime et de confiance que nous vouait encore le peuple les prochaines élections.
A moins que…
18 novembre 2008 12:17
C’est simple: ce congrès a posé un seul problème de fond, c’est delanoe qui l’avance : on ne peut pas faire alliance avec le modem !
Et pour qui il vote à la fin du congrès delanoe ? Pour la seule qui fait des alliances avec le modem: Aubry à Lille.
C’est simple, je ne soutiendrai plus jamais ce type!
18 novembre 2008 13:51
Oui mais il y a une différence entre faire d’un homme issu de la droite la plus conservatrice le chef du gouvernement et de la politique intérieure de la france et laisser une place ou deux au modem sur une liste municipale vérouillée dont on détient la majorité.
Et jusqu’à preuve du contraire malgré la pression permanente de Marielle de Sarnez, Delanoë ne lui a jamais permis d’intégrer son équipe municipale, car ce n’était pas indispensable.
Bien difficile de dire qui va sortir de chapeau et je ne m’y risquerais pas.
Par contre on peut imaginer plus aisément que tel résultat aura telle conséquence.
S. Royal élue. On a l’apothéose du virage à droite entamé en 1983. Le PS devient un parti ouvertement “démocrate” à l’américaine et cesse, même en paroles, d’être de gauche. On a une direction très autoritaire qui repousse y compris une partie de ses supporters. Le nouveau Parti de Gauche acquiert très vite un poids important en aspirant les militants (vraiment) socialistes.
M. Aubry élue. Rien ne change. Le PS reste un machin dont on ne sait trop ce qu’il est. Pas un parti de droite mais surtout pas un parti de gauche. Le PS continue à gagner les élections locales et à perdre les élections nationales. Le nouveau Parti de Gauche acquiert progressivement un certain poids en aspirant les militants (vraiment) socialistes.
Dans ces deux cas, un front de gauche initié par le Parti de Gauche aux prochaines européennes risque fort d’être un cauchemar pour le PS.
B. Hamon élu. Et si Hamon parvient à réveiller le dormeur. Le PS reprend l’offensive à gauche, prend clairement la défense des salariés comme de tous ceux qui ne vivent que de leur travail, redevient un appui politique aux mouvements sociaux. Au vu de la situation des Français le PS remporte les élections nationales avec des scores de république bananière. Le pari de Dolez et Mélenchon est perdu et le Parti de Gauche vivote à l’image du MRC. Du point de vue intellectuel, c’est une démarche respectable. Du point de vue efficacité politique, ce n’est pas mieux que les autres petits groupes politiques qui vont des Verts au PC. Le front de gauche, s’il parvient à exister dans un tel contexte, n’aura qu’un résultat de témoignage.
19 novembre 2008 01:02
@ henri : c’est bien lol
t un p’ti rigolo toi!
19 novembre 2008 13:52
Le probleme des socialistes, c est qu ils prefererons toujours placer un pote que de confier le travail a un pro. Ca les tue , au bout du compte.
Et qu est ce qui reste a gauche ? Le grand trotskyste rouge en petit velo jaune? Quelle misere!
19 novembre 2008 14:18
un petit pronostique comme Henri.
Ségolène fort de ses 30% à la première manche de la bataille socialiste peine à faire plus au prochain vote et reste dans les mêmes score autour de 30~32%
Les voix de la motion A se ventille sur Aubry considéré par beaucoup de motion A prime, ce qui c’est reveler etre l’inverse c’est la motion A qui c’est transformé en motion Dprime, remporte le premier tour avec 35% des voix.
Hamon arrive second avec 34%, coup de théâtre royal perd au premier tour, royal prend act de sa défaite et appel a voté Hamon, le lendemain Hamon est élu premier secrétaire du parti socialiste
20 novembre 2008 17:05
Au loup blanc
J’ai tout de même déchiffré le “t” qui veut dire T’es (tu es) dans ton dialecte local. Mais, euh, que veut dire LOL ?
Il ne faut pas t’offenser pour “dialecte local”. C’est ainsi que l’on nomme la totalité des langues d e la planète (hormis l’anglais) dans la variante locale de l’anglais des États-Unis.
Henri
20 novembre 2008 19:50
le local c l’endroit ou l’on communique, en l’oQrence le blog
aussi:
mdr= mort de rire
ptdr=pété de rire
lol=Laughing Out Loud en anglais ou rire avec la gorge dehors que l’on peut traduire par rire à gorge déployée
CQFD !
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