Chaque nouvelle année entraîne son lot de bonnes résolutions : arrêter de fumer, se mettre au régime, faire du sport… Et bien en politique c’est pareil, enfin presque puisque cette année aux “cultissimes” retour de la croissance et baisse du chômage, le Président nous a prévenu que de grandes difficultés nous attendent en 2009 ! Au moins on est prévenu, mais surtout po-si-ti-vons, car après la crise va sortir un nouveau monde ! En attendant la Poste et la Caisse d’Epargne viennent de perdre leur monopole sur le livret A, désormais délivré dans toutes les banques mais qui devrait voir son taux de rémunération fondre comme neige au soleil. La publicité commencera à disparaître du service public dès lundi après 20 h avant une suppression totale en 2011, la redevance devrait augmenter cette année. Les retraités devront désormais attendre le mois d’avril pour voir leur pension revalorisée, le RMI va disparaître au profit du RSA financé par une taxe de 1,1 % sur les revenus du patrimoine. Il faudra désormais débourser 30 euros de plus pour obtenir le nouveau passeport biométrique et les mutuelles et assurances prévoient d’augmenter de 2 à 5 % leurs tarifs. L’Université de Limoges ainsi que 19 autres vont tenter l’expérience de l’autonomie avant une généralisation d’ici 5 ans et 55 tribunaux de commerce vont disparaître ! Côté réformes on attend celle des Collectivités territoriales avec la fusion ou non des départements et des régions, le redécoupage des circonscriptions, la réforme de la seconde ou encore du développement de l’accession sociale à la propriété et bien entendue celle du travail dominical qui promet un débat animé à l’Assemblée dès la rentrée.
Et puis souhaitons une victoire de la gauche lors des élections européennes de juin prochain…
Tags: chômage, croissance, livret A, publicité, réformes, RSA, université
“[...] souhaitons une victoire de la gauche lors des élections européennes de juin prochain…”
Voilà un souhait qui ne mange pas de pain. Mais que nous apporterait une victoire de la gauche ?
La gauche dirige presque toutes les régions et plus de la moitié des départements. Y a-t-il pour le citoyen lambda une différence énorme avec les régions et départements dirigés par la droite ? Une différence si indiscutable, si importante, si énorme, que l’on se hâterait de voter pour une gauche dispensatrice de bienfaits quand la droite serait honnie au moins par tous les gens qui ne vivent pas dans l’opulence ?
C’est parce que l’on ne peut malheureusement que répondre par la négative que l’abstention sera reine et que le PS va prendre une branlée mémorable aux prochaines élections européennes.
4 janvier 2009 10:11
Si la gauche gagne en Europe on peut tout de même penser que la politique menée sera beaucoup moins libérale et que l’Europe sociale souhaitée puisse être mise en place.
4 janvier 2009 12:40
Ce serait bien que la gauche l’emporte en Europe, on penserait peut-être à mettre les choses dans le bon ordre. Avant de faire l’économique, ou tout au moins en même temps, il est nécessaire de faire le social. Si avant de faire rentrer tous ces pays dans l’Europe, on avait commencé par faire un SMIC européen dans les premiers pays de la zone euro, puis, petit à petit, n’agréer que les pays qui, à leur tour, arrivent à certaines règles sociales pré-définies (convention collective, smic européen appliqué), nous n’aurions pas ces délocalisations et l’ambiance serait meilleure. On pourrait aller dans les autres pays, mais à salaire ou coût de production à peur près identique. Le savoir faire l’emporterait sur les conditions bassement financières qui pénalisent les salariés, mais sans doute est-ce un rêve !
Il sera très difficile de coordonner toutes les conditions de travail, nous sommes trop nombreux et il y a trop de disparités… Le mal est fait !
5 janvier 2009 10:32
@misigleon : faire se SMIC européen, ça veut juste dire baisser le SMIC français, y es tu prêt ?
5 janvier 2009 13:17
Quelques CPAM, dont celle de l’Hérault, ne prennent plus en charge les frais de transport des personnes handicapées entre leur domicile et le centre où elles reçoivent des soins. Elles mettent en application le décret du 5 février 2007 issu de la loi de 2005 créant la prestation compensatoire du handicap (PCH) prévoyant que celle-ci prendrait le relais à compter du 1er janvier 2008. Mais l’aide n’est que partielle puisque limitée à 12 000 euros sur cinq ans, soit 200 euros par mois. Ce qui est très loin de couvrir les frais réels pour nombre de familles. Terriblement insuffisant pour Karim Fellissi, conseiller national de la FNATH, association des accidentés de la vie, qui pousse un cri d’alarme sur RMC. Selon l’Association, pour certaines familles, les frais réels de transports pour un enfant handicapé peuvent atteindre 1 000 euros par mois. Si bien qu’un certain nombre de parents d’enfants handicapés estiment ces conséquences “discriminatoires” et comptent saisir la HALDE. D’autres s’apprêtent à manifester devant leur CPAM, rapporte Le Figaro. Conscient du problème, “le gouvernement a donné pour instruction aux directeurs des CPAM de veiller à l’examen au cas par cas des dossiers afin de vérifier que le versement de la PCH était effectif avant de cesser toute prise en charge”, a affirmé la secrétariat d’Etat chargée de la Solidarité en mars dernier. Il a également constitué un groupe de travail le dernier semestre 2008 piloté par la direction générale de l’action sociale. Mais, pour le moment, les travaux de celui-ci sont au point mort. Devant la colère des associations et des parents, la secrétaire d’Etat indique sur France info, le 1er janvier, vouloir demander à la CNAMTS un état des lieux par département des problèmes rencontrés et compte sur le texte concernant le cinquième risque pour ajuster si besoin le système.
Selon une dépêche AFP, la CNAMTS se dédouane en affirmant qu’il “n’y a pas de modification de la prise en charge de l’assurance maladie pour les personnes handicapées”, et “aucune économie n’a été demandée sur le transport des personnes handicapées”. “Concrètement, pour les Cpam, il n’y a pas et il n’y aura pas de modification unilatérale dans les transports actuels des personnes handicapées”, a-t-elle ajouté. Alors qui croire ?
Difficile également de ne pas rapprocher cette nouvelle mesure purement comptable des voeux de Nicolas Sarkozy, affirmant, le 31 décembre, qu’il ne laisserait “pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés”.
5 janvier 2009 13:48
“faire se SMIC européen, ça veut juste dire baisser le SMIC français, y es tu prêt ? ”
Balsam: cela ne m’étonne absolument plus de toi puisque que je sais que tu es de droite, et que le social ce n’est pas que tu n’aime pas…(encore que) c’est tout simplement que tu ne connais pas.
un smic europeen ne veux pas dire baisse du smic francais.
quand ton billet de reduc de ciné augmente la billet de ciné augmente pas
(ca doit plus simple a comprendre quand c des reduc)
6 janvier 2009 13:55
mjhon a raison, un Smic européen ne veut pas dire baisser le smic français, mais plutôt faire évoluer les bas salaires vers le meilleur des smics européens. C’est le plus haut qui doit l’emporter, bien évidemment.
Par contre, j’ai entendu ce matin qu’une nouvelle réforme nous pendait au nez, et celle-là elle touche la démocratie : les juges d’instruction (qui sont normalement indépendants du pouvoir) vont être supprimés pour être remplacés par des juges du Parquet, qui EUX SONT DESIGNES PAR LE POUVOIR. C’est énorme et nous allons vers une dictature si nous laissons faire. Là, si Sarkozy annonce vraiment ce recul il faut que la France entière descende dans la rue.
6 janvier 2009 14:22
Ah, je comprends mieux maintenant… Donc, on aligne sur le meilleur, c’est vrai que l’alignement se fait toujours sur le meilleur, jamais sur le plus bas, je suis désolé… Mais comment alors ferez vous pour donner un SMIC identique à celui de la France dans un pays au niveau de vie plus bas sans distorsion ? Parce que le SMIC à 1000€ en Roumanie ou Slovénie je crois que là, ça va être dur pour les employeurs…
Mais bon, vous êtes de droite alors l’économie, c’est pas que vous n’aimez pas…(encore que) c’est tout simplement que vous ne connaissez pas.
7 janvier 2009 19:41
Je ne pense que que ce soit être de droite que de vouloir que les pays qui souhaitent rejoindre ou ont rejoint l’Europe se mettent au niveau de celle-ci. L’Europe aurait sans doute été mieux comprise si, avant d’intégrer tous ces pays qui cassent les salaires, avaient fait l’objet d’une période plus ou moins longue pendant laquelle, sans être intégrés à l’Europe, ils auraient pu bénéficier de certaines aides européennes pour se mettre à niveau. Il n’y aurait, ainsi, pas eu de dumping social et l’ambiance aurait été meilleure. La France n’aurait également peut-être pas refusé le référendum. Ces salaires au rabais cassent le social. On ne regarde que le coût du travail et on oublie toutefois qu’un salarié polonais met pratiquement une semaine pour faire le travail qu’un ouvrier français fait en 1 journée.
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