Pour que la réalité ne rattrape pas la fiction !
L’enterrement du Parti Socialiste
envoyé par franceinter. – Gag, sketch et parodie humouristique en video.
Tags: PS
10 juin 2009 19:18
Ségolène Royal, la seule gagnante du scrutin du 7 juin
L’abstention sort vainqueur de ces élections européennes. Mais celles-ci ont surtout débarassé Ségolène Royal de Martine Aubry et de François Bayrou. Ce qui peut la faire apparaître comme la seule chance de battre Sarkozy en 2012.
Victoire de l’UMP, des Verts, défaite du PS et du Modem, déconfiture des « souverainistes », au moins ceux de droite. Tout cela est vrai puisque c’est ainsi que l’a perçu – ou qu’on l’a fait percevoir – à l’opinion. En politique, la manière dont les choses sont perçues est une part de la vérité : esse est percipi.
Et pourtant que d’illusions dans cette perception !
Défaite des « souverainistes »? Certes, le déclin du Front national est confirmé, le MPF et DLR payent le prix de leur division suicidaire : seul Villiers survit – affaibli. Mais le fait massif de ces élections est tout de même le taux d’ abstention : 59, 2 % soit, en raccourci, le pourcentage d’électeurs qui répondent dans les sondages qu’ils voteraient aujourd’hui non à la constitution européenne. De 1979 à 2009, le taux de participation aux européennes n’a cessé de dégringoler de scrutin en scrutin pour perdre en trente ans près de 20%. Et que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas seulement là d’indifférence. Comment ne pas ressentir l’hostilité sourde à la machine européenne qui sous-tend ce retrait massif ? Comment ne pas y percevoir la crise profonde de la démocratie qu’induit le processus européen ? Et comment ne pas comprendre la désaffection d’électeurs qui avaient voté non au traité constitutionnel à 55 % en 2005, quand ne sont invités à débattre sur les plateaux de télévision que des partisans du oui ou quand on nous dit que le libéral Barroso sera reconduit comme président de la commission que les élections en Europe soient gagnées par la droite ou par la gauche ?
Victoire de l’UMP ? Mais compte tenu des abstentions, c’est 11, 5 % du corps électoral seulement qui s’est déplacé pour donner un satisfecit au pouvoir en place, et encore ceux qui votent malgré tout quand l’abstention est forte sont les personnes âgées naturellement légitimistes. On frémit à entendre que le gouvernement disposerait dans un tel résultat d’un blanc seing pour « poursuivre la modernisation de la France » !
Victoire des Verts ? En effet. Surtout dans les villes où les « bobos » ont voté vert pour sanctionner le parti socialiste, d’autant que ce vote était à peu près la seule manière de faire passer un message ayant quelque contenu, message dont la projection du beau film d’Artus-Bertrand a, très opportunément (et pas innocemment !) pour l’Elysée, rappelé l’urgence. Victoire ambiguë tout de même: Cohn-Bendit et Bové, les deux figures emblématiques du mouvement, ne sont à peu près d’accord sur rien s’agissant de l’Europe. Victoire éphémère sans doute, issue davantage d’une addition de circonstances que d’une véritable adhésion.
L’échec bien réel de Bayrou ne vient nullement, selon nous, de son antisarkozysme supposé primaire. Encore moins de sa riposte maladroite à l’agression répugnante de Cohn-Bendit, bien dans la ligne des méthodes de déstabilisation à la Vichinsky, à base de familiarité grossière et d’injure, dont il faisait un si efficace usage dans les amphis en mai 1968. Loin d’avoir trop déserté le terrain européen, François Bayrou n’a pu empêcher le gros de ses troupes, Marielle de Sarnez en tête, de quitter la posture « populiste du centre » qui avait si bien réussi au Béarnais en 2007, pour revenir à sa tendance naturelle: une surenchère européenne qui n’était pas précisément ce que l’opinion attendait. Intrinsèquement, l’Europe n’était-elle d’ailleurs pas, pour le Modem, le plus mauvais terrain pour se démarquer de l’«UMPS » ?
Quant au parti socialiste, sa défaite est sans doute la sanction méritée de ses divisions, de son absence dramatique d’idées et de la grisaille technocratique qu’incarne si bien Martine Aubry, grisaille si judicieusement pointée du doigt par Emmanuel Todd dans un essai récent. Au demeurant comment le parti de Guesde et de Jaurès ne paierait-il pas le prix fort, en pleine crise économique internationale, d’être devenu celui de Strauss-Kahn et de Lamy, les deux papes du capitalisme mondialisé ?
Pourtant, s’agissant du PS, ces résultats ne préjugent en rien de la suite : considérant que ni Cohn-Bendit ni Mélenchon et encore moins Besancenot ne représentent une alternative crédible à gauche, il est à ce scrutin une gagnante qu’on ne saurait négliger : Ségolène Royal qui voit Martine Aubry affaiblie en interne et François Bayrou en externe. Or on ne voit pas comment le président Sarkozy, la crise et l’usure du pouvoir aidant, pourrait reconquérir les 88,5 % d’électeurs qui n’ont pas daigné voter pour les listes UMP aux européennes.
La présidente de Poitou-Charentes risque ainsi d’apparaitre, le moment venu, non seulement comme la candidate naturelle du PS , mais aussi, sauf fait nouveau à ce jour imprévisible,comme l’unique moyen pour les Français de sanctionner le président sortant, sachant qu’en démocratie – ce scrutin vient de le confirmer par le truchement des abstentions – on vote – plus souvent contre que pour.
10 juin 2009 19:33
Une intervention au CN du PS le mardi 9 juin.
Je voudrais d’abord dire à Pierre Moscovici qui parlait des « accords techniques » au Parlement européen avec Barroso que c’est à cause de tous ces « accords techniques » d’avant-hier si le PSE a perdu hier. C’est à cause de son accord avec la droite si le SPD a perdu hier. Il y avait en Allemagne une majorité de gauche SPD, Verts et Die Linke mais le SPD a choisi de ne pas la concrétiser et de diriger avec Angela Merkel… Cela l’a fait s’effondrer le 7 juin et ce sera pareil aux élections de septembre 2009. La troisième voie, l’alliance avec le centre ou la droite, c’est perdant partout. Ce 7 juin 2009, c’est la mort de la troisième voie, c’est la mort du blairisme ! Nous vivons dans un affrontement entre Europe de droite et Europe de gauche, pas dans des combines, pas dans des voies intermédiaires, ni des « compromis techniques ».
Pendant la campagne électorale, le PSE n’a pas été un atout mais un boulet. C’était un boulet que de n’avoir pas de position claire contre le Traité de Lisbonne et c’était un boulet de n’avoir pas un candidat contre Barroso. Alors on s’est fait tacler !
Je suis venu à ce Conseil national en lisant sur internet Vincent Peillon qui appelait à la “rénovation du dispositif” et Malek Boutih qui appelait à la “démission” de Martine Aubry : mais là n’est nullement la question. La question n’est pas de remettre le bazar, la question est d’approfondir la voie qui est sortie du congrès de Reims. Car ce n’est pas de « technique » dont nous avons besoin !
Bien sûr on peut améliorer, compléter encore et encore la direction de notre parti, mais ce n’est pas un problème de structure, ni d’instance, ni de fonctionnement, de courants, de thérapie de groupe, ni de dirigeants, qui se pose à nous, c’est un problème de ligne politique. IL FAUT ALLER A GAUCHE !
J’entends dire qu’il faudrait une nouvelle génération : mais il vaut mieux des sexagénaires expérimentés bien à gauche, que des quadras fringants qui jouent les coqs droitiers. Ce que nous demande le peuple c’est d’être plus à gauche. Comme dans le film italien où Nanni Moretti, dans sa cuisine, écoute D’Aléma sur son écran de télévision et qui l’interpelle : « – Mais dis nous quelque chose de gauche, D’Aléma, dis nous quelque chose de gauche ! ». Il y a des millions de gens, chez nous, quand ils entendent le PS, qui pensent pareillement. Bien sûr, je suis pour une « maison commune » de toute la gauche, comme l’ont dit Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, et Martine Aubry avant moi, je suis pour un front de TOUTE la gauche, pour qu’on y œuvre de toutes nos forces et dés maintenant, unité de la gauche (et pas avec la droite, pas avec le Modem !). Sans unité de la gauche rien de grand ne peut se faire.
Mais pour cela il faut qu’on ait une orientation de gauche. Il faut dire des choses précises sur le fond, sur le Smic et les salaires, sur la sécu,(contre la loi Bachelot, la T2A, les complémentaires, les “patrons”, il faut démocratiser l’hôpital pas le caporaliser) sur les services publics, sur le contrôle des licenciements abusifs, sur le droit du travail. Pas des mots, pas des slogans, pas des généralités sur nos « valeurs » et sur « le social », Inutile de crier « social, social » comme des cabris s’il n’y a rien dedans ! On avait gagné 30 % des voix en juin 2004 parce qu’on défendait UN Smic européen aligné sur le haut, et une Europe des 35 h, pourquoi ne l’a t on pas défendu contre l’Europe des 65 h qu’a voulu imposer Sarkozy ? Car lorsqu’il y a 1 million de chômeurs de plus, l’urgence est de réduire la durée du travail sur la semaine et sur la vie… de défendre la retraite à 60 ans et pas « le travail des seniors ». Je viens d’entendre Manuel Valls dire ici qu’il faut parler des retraites, de leur financement, de la durée de la vie, qu’il faudrait « être lucide », mais pour Manuel Valls, la “lucidité”, en fait c’est qu’il est pour la retraite par points du Medef à 63 ou 65 ans sans oser le dire… et il a raison de ne pas le dire parce que chaque fois qu’il parle dans ce sens il nous fait perdre des voix ! Il rend impossible l’unité de la gauche, car celle-ci ne peut se faire sur une ligne droitière ! La crise est ravageuse, on retourne vers un énorme chômage de masse, le niveau des salaires est misérable. Il faut faire des propositions hardies précises pour un Smic à 1600 euros, pour revenir aux 35 h pour tous, et à la retraite à 60 ans, redistribuer le travail et les richesses massivement, pour une économie mixte, où le service public l’emporte.
Manuel Valls dit que les « petits partis de gauche qui défendaient une ligne de gauche n’ont pas fait recette moins que les écologistes plus modérés ». Mais c’est normal, die Linke, même avec le meilleur programme possible, ne gagnera ni en France, ni en Allemagne, ce n’est pas un « aiguillon » qu’il nous faut, CE QU’IL FAUT C’EST QUE LES GRANDES IDEES DE GAUCHE SOIENT DEFENDUES PAR UN GRAND PARTI DE GAUCHE CREDIBLE SI ON VEUT QU’ELLES FASSENT RECETTE ! Ce ne sont pas des petites formations qui convaincront notre peuple de s’enthousiasmer pour une grande politique antilibérale, c’est un grand front de gauche où les socialistes ont (encore) le rôle clef. Mais faisons le, vite, sérieusement, car sinon le rôle clef ce sera encore la droite qui le jouera. Quant au vote prétendu modéré qui serait celui qui s’est porté sur les verts, lisez le bien, car il y a José Bové, Eva Joly et pas seulement le libéral Cohn-Bendit, il ne peut y avoir d’écologie sans social, nul ne peut sauver la banquise sans nous sauver des banquiers d’abord !
Ceux qui disent que le Parti socialiste est mort, mourant, langue morte, devraient réfléchir : nous dirigeons 20 régions sur 22, deux villes de plus de 3500 habitants sur trois, 61 % des départements, il a 18 mois en mars 2008 nous avons eu 51 % des voix au deuxième tour, une majorité nette (sans le Modem). En 2004, nous avons gagné les régions parce que, en 2003, nous avions lutté fortement contre Chirac-Raffarin, contre la loi Fillon sur les retraites, parce qu’au Congrès de Dijon, nous avons proclamé que nous abrogerions la loi Fillon sur les retraites, et les Français étaient opposés à près de 70 % à cette loi, et ils ont voté massivement pour nous en mars 2004.
Mais je vous le prédis : pour gagner les régionales de 2010, il faut une ligne nationalement de gauche. Les régions ne se gagneront pas dans les régions ! Je le répète fortement : les régions ne se gagneront pas région par région… ce sera une confirmation ou un basculement global. Si certains ne comprennent pas cela et jouent des cartes locales différentes, il y aura des déconvenues ! Cela se jouera sur des questions politiques centrales, sociales, pas sur des questions techniques de gestion régionale ! Les 20 présidents de région n’ont pas été élus sur leur charisme personnel mais sur une vague rose politique et nationale ! Pour renouveler cette victoire, il faut ALLER A GAUCHE. C’est pas difficile à comprendre, à regarder le triste tableau du PSE, archi-modéré, et son effondrement. C’est pas de la modération qu’il faut, c’est de l’audace, de l’élan à gauche. Si on n’en tire pas cette leçon politique, on continuera à passer à côté des salariés, et des jeunes qui se sont massivement abstenus le 7 juin, on passera encore à côté du mouvement social, ce sera comme les européennes et on pleurera encore SI ON NE VA PAS A GAUCHE VRAIMENT ! !
10 juin 2009 21:49
Je n’ai rien contre nos sexagénaires mais à force de les garder on est en train de sacrifier toute une génération faite de grands talents mais frustrée de ne pouvoir prendre sa part de responsabilité pour faire avancer le PS vers l’avenir.
11 juin 2009 06:56
Effectivement, il est maintenant avéré que les ségolénains ont activement préconisé l’abstention ou fait voter pour les verts!
ça vous étonne?
11 juin 2009 08:47
Pauvre de toi, tu tombes décidemment bien bas ! C’est Delanoë qui doit encore faire la gueule avec ses deux poulains qui n’ont guère brillé ! Va falloir s’attendre à perdre beaucoup de régions l’an prochain ! Faudrait vraiment se sortir les doigts du cul parce qu’avec l’autre mou du genoux la campagne va être très dynamique !
Mais je ne doute pas que tous les grands élus régionaux seront présents sur le terrain pour mener une campagne active et ainsi s’appercevoir que les ségolènains sont également présents pour soutenir les candidats socialistes !
Victoire des Verts ? En effet. Surtout dans les villes où les « bobos » ont voté vert pour sanctionner le parti socialiste, d’autant que ce vote était à peu près la seule manière de faire passer un message ayant quelque contenu, message dont la projection du beau film d’Artus-Bertrand a, très opportunément (et pas innocemment !) pour l’Elysée, rappelé l’urgence. Victoire ambiguë tout de même: Cohn-Bendit et Bové, les deux figures emblématiques du mouvement, ne sont à peu près d’accord sur rien s’agissant de l’Europe. Victoire éphémère sans doute, issue davantage d’une addition de circonstances que d’une véritable adhésion.
dire ça c vraiment n’avoir rien compris
dcb et bové d’accord sur rien ?
ils sont certainement plus d’accord entre eux , que ne le sont les socialistes, les modem ou les ump
à force de ne repeter que ça pendant la campagne, personne ny meme les médias (déjà plus « gentils » mais guère interessé et qui se rattrape cette semaine…) ne s’y est reellement interessé
un programme , une campagne, des actions , des « priorités » immédiates pour le groupe des Verts européens une fois les élections passés
http://www.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/06/09/europe-ecologie-souhaite-mobiliser-les-citoyens-sur-le-climat-a-copenhague_1204664_1168667.html
Non dire cela c’est n’avoir rien compris, et je constate que les manoeuvres de chapelle recommencent déjà au PS , incapable de faire un bilan de toutes se erreurs depuis… allez depuis 1998 (oui oui ça remonte)
(pour le reste le score de Europe Ecologie est le fruit de nombreux facteurs, et pas seulement de certains assez caricaturaux…)
Ah oui et pour le vote Bobo c’est également bien caricatural , quand le PS le « récupère » on l’appele plus bobo ce vote ? hum hum… Notons tout de même (malgré quelques déceptions faute de présence il faut le dire) que nous arrivons à être 2nd derrière le PS ou le PCF dans pas mal de « ZUP » ça doit etre les bobos des zup…
ceci dis quand je lis : « c’est pas un vote d’adhésion » …
je m’amuse et je réponds : et le vote PS, et le vote UMP, et le vote Modem (…) sont ils des votes d’adhésions habituellement ?
non plus : c’est toujours le résultat de plusieurs facteurs…
11 juin 2009 10:31
Vert tu sais très bien comme moi que dans ce genre d’élection les français votent toujours contre plutôt que pour mise à part les fidèles.
Les dernières régionales en ont été la preuve. Le PS détient presque toutes les régions parce qu’il y a eu un vote sanction du gouvernement de l’époque.
Là le vote sanction a eu lieu aussi bien pour le PS que l’UMP. Cette victoire n’est qu’un leurre pour un parti qui regroupe toute la droite.
Les Verts ont bénéficié de ce vote sanction parce que le PS ne paraît plus crédible mais crois tu vraiment que ce sont pour ses idées ? Qui lit les programmes aujourd’hui ? Moi même socialiste je n’ai quasiment pas lu le manifesto c’est pour te dire !
dans ce genre d’élections ou dans toutes les élections ? :
ton exemple de 2004 (régionales accentués ensuite dans le vote des européennes) en est un bon exemple
tout depend
je dirai que c’est un mélange de plusieurs facteurs
mais en effet tu as raison de dire que le vote sanction a eu lieu pour le PS et l’UMP (enfin « pour tous »)
quand 1/9 (pour l’UMP) et 1/14 (pour le PS) se déplace ya un soucis, l’abstention étant elle même une sanction
Mais ta remarque (sur Europe Ecologie) : vote sur les idées
tu peux alors l’appliquer à tous ? et à toutes les élections alors ?
Ah tu n’as pas lu le Manifesto du PSE ? houla… on comprend mieux où on en est alors
ceci dis (même si ça a pu jouer : je le dis c’est de nombreux facteurs, et on a pas encore tout le recul pour tout analyser bureau par bureau…)
je suis bien obligé de constater que presque tout le monde a fait un mauvaise campagne
et que ça en était presque désespérant de faire une bonne campagne « seul »
car je ne vais pas enlever mon plaisir, on a fait une bonne campagne , et si tout le monde ne lit pas le programme, sur le terrain on l’a défendu, on l’a expliqué (…) et il a même été entendu ![]()
(pas que « un seul facteur » pour faire 16% non non… tu enlèves un facteur tu arrives à 14% et un autre 12% et ainsi de suite…)
14 juin 2009 10:31
J’en ai vraiment marre d’entendre ou lire des arguments qui se résument à l’âge du capitaine. Le bateau se vautre sur les rochers ? C’est la faute à l’âge du capitaine. Il est trop jeune selon l’un ou trop vieux selon d’autres.
Et pendant ce temps on ne discute jamais du fond. Et le fond est d’une vacuité désespérante. À l’image du Manifesto qui est un concentré de phrases creuses. À l’image des discours de spolitiques qui ne parlent pas des problèmes de nos concitoyens et ne se donnent même plus la peine de répondre à leurs inquiétudes.
15 juin 2009 16:00
@B&M : si les ségolainains ont voté pour les Verts ou appelé à le faire, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont une sacrée influence
Vous devriez sans doute les écouter davantage à l’avenir alors.
Mais quand j’allume la télé et que je vois Jack Lang nous dire « On a depuis des années coupé les têtes. Toutes les personnalités qui auraient pu l’emporter à l’élection présidentielle ont été les unes après les autres découragées : de Dominique Strauss-Kahn à Laurent Fabius, en passant par moi-même et quelques autres. » je me dis mon gars va te coucher tu n’as rien compris ! Ca fait 30 ans que tu fais le beau à la télé et les gens en ont marre !
Si rien ne change jusqu’aux régionales, surveillez bien le score de Ségolène Royal en Poitou Charentes et celui des autres candidats socialistes !
Quant à Georges Frêche, j’aimerais bien savoir comment Martine Aubry va faire pour s’en débarrasser !
16 juin 2009 09:06
Chers amis,
Notre université populaire sur « comment sortir de la crise ? » a été fixée il y a bien longtemps mais force et de constater qu’elle intervient dans un contexte politique que l’on ne peut pas passer sous silence. D’autant qu’elle renforce notre volonté de travail, de dialogue, d’écoute et de proposition.
Et d’abord l’abstention, quelles leçons en tirer ?
En effet, l’abstention record en France (60 %) comme en Europe (57 %) avec des pointes à 80 % dans les départements d’outre-mer et à près de 90 % dans de nombreux quartiers de banlieues en passant par 70 % chez les 18-30 ans, 70 % chez les ouvriers et employés, cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle, surtout ici à Désir d’Avenir où notre raison d’être a toujours été la démarche participative c’est-à-dire la conviction que toute politique qui se fait sans le peuple, sans les citoyens, est une politique qui finit par se faire contre les peuples.
Pour en revenir à notre sujet d’aujourd’hui, ce sont ceux qui souffrent le plus de la crise qui sont le moins venus voter.
Ce n’est pas de l’incivisme ni de la négligence contrairement à ce qui a pu être dit par des commentateurs pressés ou condescendants. C’est un message politique de la part de ceux qui attendent parfois désespérement des solutions porteuses d’espoir.
Sur le Parti Socialiste je dirai juste un fait non polémique qui est un fait précis et incontestable : ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Surtout chez les jeunes, les femmes et les quartiers populaires. Ce qui veut dire que ceux qui subissent la crise sont ceux qui ce sont détournées du vote.
Face à cette situation nous devons avoir l’audace d’espérer, le courage de reconstruire, la générosité pour changer de système.
Pourquoi cette université populaire participative ?
Tout d’abord pour évaluer l’ampleur de la crise qui comme comme chacun l’admet aujourd’hui nous plonge dans une longue et douloureuse récession.
L’OCDE prévoit une baisse de 3,3% du PIB en 2009 et un taux de chômage de 10% en 2009 et de 11% en 2010.
Quel politique pour défendre l’emploi et le pouvoir d’achat et comment la crise nous oblige à repenser le modèle pour mettre résolument la France sur le chemin de la croissance durable dans l’économie mondialisée.
Dans cette démarche pour construire un nouvel ordre économique, social et écologique, il y a au moins cinq défis que je voudrais voir évoqués ce soir.
1. Premier défi : gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités.
Nous avions pensé que la crise marquerait le début d’une ère nouvelle de responsabilité et de contrôle. Malgré les avancées du G20 nous voyons persister des signaux inquiétants : le bilan des banques en Europe demeure est opaque ; le crédit ne circule toujours pas ; aux Etats-Unis, les banques américaines s’empressent de vouloir se dégager de tutelle publique que Barack Obama a courageusement mis en place.
Par ailleurs, le rapport remis par le directeur général de l’INSEE Jean-Philippe Cotis montre que les très hauts salaires ont connu les plus fortes hausses quant ceux des moyens et petits salariés stagnaient ou baissent en pouvoir d’achat. Quand à la rémunération des actionnaires, elle a explosé au cours des vingt dernières années, au détriment de l’investissement et des salaires. Il n’y a pourtant pas de fatalités : en faisant passer la part des dividendes de 36% à 12% des profits, il est possible d’augmenter la masse salariale de 10%.
2. Deuxième défi : construire des sécurités nouvelles
L’angoisse monte, face aux risques de perte d’emploi et de pouvoir d’achat, de fermetures d’entreprises, de manque de débouchés au sortir de l’école, de problèmes d’accès à la santé et à la montée de toutes les formes de violences et d’agressivité, nous devons apporter des réponses car les peurs nourrissent les conservatismes et empêche notre pays d’aller de l’avant.
3. Troisième défi : la révolution écologique pour sortir de la crise. C’est la société toute entière qui doit changer. Comme le dit excellemment Edgar Morin que nous retrouverons à Poitiers pour l’Université Populaire sur les défis de la politique de civilisation octobre : « Il ne suffit pas d’introduire l’écologie dans la politique car les problèmes de justice, de l’Etat, de l’égalité, des relations sociales échappent à l’écologie. Une politique qui n’engloberait pas l’écologie serait mutilée, mais une politique qui se réduirait à l’écologie serait également mutilée. »
4. Quatrième défi : libérer les énergies par l’éducation, la formation, recherche et le soutien aux entrepreneurs.
5. Cinquième défi : la révolution démocratique. Disons le fois une fois de plus il n’y aura pas de réforme réussit si elle se fait contre les gens et à leurs place. Démocratie sociale dans l’entreprise avec un vrai pouvoir de contrôle. Démocratie parlementaire avec un vrai pouvoir d’expertise des députés. Démocratie territoriale avec une réforme qui met fin à l’opacité et aux doublons. Démocratie de l’Etat avec une liberté garantie de la presse et des médias audiovisuels pour satisfaire la soif d’un vrai débat public sur les questions de fond, et enfin démocratie participative avec notamment l’évaluation par les citoyens des politiques publiques.
Conclusion
N’en doutons pas : faire la société plus humaine et plus fraternelle c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche.
Qu’est ce qu’un parti politique de gauche, et il deviendra exemplaire ce parti, s’il est plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier aux idées et aux êtres, plus sincère, et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il veut transformer ?
Les citoyens viendront voter s’ils se sentent respectés, il sont les meilleurs experts de ce qu’il concerne. Nous avons droit à l’information indispensable qui nous permet de mieux comprendre le monde afin de le transformer. C’est le sens du travail que nous faisons ce soir.
Cette université est diffusée sur Internet, car nous nous sommes engagés, justement, à mettre l’excellence de la connaissance et de l’expérience, à la portée de tous.
Merci par votre exigence et votre présence d’y contribuer.
Ségolène Royal
1 août 2009 09:39
1. http://www.youtube.com/watch?v=i__hVflSqoE&feature=related
Johnny : Derrière l’amour
Florentino : Sous le voile et la burqa
Sous le voile et la burqa il y a
Une constante atteinte aux droits
Des femmes victimes des névroses
Des hommes qui leur imposent
Le poids de leurs faiblesses et de leurs peurs
De leurs violence et de leurs rancœurs
Qu’ils cachent en les justifiant
Par les préceptes du coran
[ Refrain : ]
Le refus du droit, du droit à disposer de leur corps
Du droit de vivre libre et de celui de s’instruire
Elles sont victimes de la loi de la loi du plus fort
Qui n’hésite pas à les mutiler et à les détruire
Sous le voile et la burqa qu’est-ce qu’il y a ?
Une femme privée de ça dignité et de ses droits
Et c’est pourquoi au lieu de leur jeter l’anathème
Considérons leur état comme notre problème
Ne restons pas craintifs, aveugles et sourds
Donnons-leur la possibilité d’un recours
La protection d’une loi qui contraigne leur bourreau
A les laisser sortir de leur noir caveau.
Refrain
Certaines nous disent que c’est leur choix
Mais moi j’aimerai plutôt entendre la voix
De celles qui n’osent ni les cris ni les plaintes
Parce qu’elles vivent sous le joug et la crainte.
[ Refrain x2 ]
1 août 2009 09:47
http://www.youtube.com/watch?v=aZkHd3PLZSY
Michel Delpech Les divorcés ( Hollande dit à Ségo )
Florentino : Et Hollande dit à Ségo
Je vais dans les premiers temps
Laisser le parti à un des éléphants
Le temps de faire le nécessaire.
Il me faut le temps de me retourner.
Ça va me faire drôle de le quitter,
Et de ne plus en être le premier secrétaire
Si tu voyais Delanoë, parfois,
Ce qu’il veut me faire dire de toi.
Il trouves que tu es une vraie buse.
Tes projets, tes envies,
Il vaut mieux que tu les oublies
Je connais toutes tes ruses.
Je leur montrerai que tu leur mens.
Tu es une élève de Mitterrand
Tu as été à bonne école.
Tu vas te planter j’en fais le paris.
Même si maintenant tu as le petit
Vals pour te sentir moins seule.
Si pour ta motion il te manquait des voix,
Tu peux toujours compter sur moi
Pour te tenir la tête sous la baille.
Je sais que tu vas tomber dans tes délires :
Ca ne pourra qu’aller de mal en pire
Tu es incapable de proposer un projet qui vaille.
{Refrain:}
Puisque c’est fichu
Entre nous,
La politique continue
Malgré tout.
Tu sais maintenant c’est passé
Mais au début j’ai enragé
Que tu te sois présente à la présidence
Evidemment j’étais jaloux
Mon orgueil en a pris un coup
Mais ma revanche je vais la prendre.
À présent, ça va beaucoup mieux
Et finalement je suis heureux
Que tu te sois ramassé une pelle.
Tu n’auras jamais le parti
S’il le faut je soutiendrai Aubry,
Avec toi se serait vraiment l’bordel.
Puisque c’est fichu
Entre nous,
La politique continue
Malgré tout.
Tes amis pour te faire gagner,
Comme toujours, se croient obligés
De nous monter les uns contre les autres
C’est moche comme procédé
Et tu joues la femme détester
Et prétend que c’est nôtre faute.
Tu as la manie de la persécution
Mais cette fois ne te fais pas d’illusion :
C’est parti pour la mauvaise manière.
Je te le dis dans les yeux
Tu ne vas pas faire long feu
Je vais m’occuper de ta carrière.
{au refrain}
…Malgré tout
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