Il fallait s’en douter. Après sa victoire aux européennes et avec des sondages favorables, Nicolas Sarkozy va relancer sa politique de réformes. Et inutile de compter sur les syndicats pour faire bouger les choses vu la faible participation aux manifestations de samedi. Une semaine après les élections, c’est Hortefeux qui dégaîne le premier avec en point de mire le débat sur les retraites prévu en 2010. Et l’inquiétude est de mise, surtout pour les jeunes, et à force de nous répéter que nous n’aurons sans doute jamais de retraite, nos grands-parents pourraient bien être visionnaires !
Le problème du financement des retraites n’est pas nouveau mais plus on avance dans le temps, plus le nombre d’années de cotisations augmente et plus l’âge de départ est ainsi reculé. Autrement dit, si vous souhaitez prendre votre retraite à 60 ans, il va falloir commencer à travailler très jeune !
Le ministre a fait état de 3 solutions pour maintenir à flot notre système de retraite : baisser les pensions – alors que Nicolas Sarkozy avait fait miroiter à tous nos aînés une augmentation substentielle – augmenter la durée de cotisation ou reporter l’âge de départ à la retraite.
Si la baisse des pensions n’est pas envisagée par « le Président du pouvoir d’achat » et que la durée de cotisation a d’ores et déjà été allongée à 42 annuités, il ne reste plus au gouvernement que le report de l’âge de départ à la retraite.
Et pourtant d’autres solutions existent comme la hausse des cotisations employeurs, la prise en compte des périodes de stages et de formation, la taxation des stock-options, la retraite par point… ! Sans oublier la prise en compte de la pénibilité du travail. Avec la hausse du chômage et l’allongement de la durée de scolarité, qui pourra profiter de sa retraite à 75 ou 80 ans ?
Tags: Hortefeux, retraites
15 juin 2009 13:27
Les gens sont résignés. Ils pensent qu’aller voter ou manifester ne sert à rien. Sarkozy va en profiter et s’en prendre une nouvelle fois aux moins fortunés. Travailler encore et toujours, voilà ce qui attend les jeunes aujourd’hui, qu’ils n’attendent pas leur retraite pour vivre parce qu’il sera trop tard.
16 juin 2009 12:06
Ce serait bien que le parti socialiste et la gauche se fasse entendre sur cette question. Je n’entend que la droite et le médef nous dire que leurs solutions sont les seules à même de nous sauver. Et pourtant il en existe d’autres et il y en a quelques unes proposées dans cet article.
Que le PS arrête de se lamenter sur son score des européennes et revienne parler aux français.
16 juin 2009 14:16
Si l’Etat payait ce qu’il doit à la Sécu, je pense que le problème serait résolu, mais c’est tellement plus facile de s’adresser aux salariés. Est-ce que la gauche va,enfin, réagir.
Je pense qu’il s’agit d’un ballon d’essai pour savoir comment réagit la population, mais c’est dans les tuyaux
16 juin 2009 15:35
Tous les salariés sont contre bien sûr mais va-t-il falloir encore descndre dans la rue par millions pour gagner 1 ou 2 ans ? Je sens les français dans une période de résignation et le gouvernement va en profiter.
16 juin 2009 16:50
descendre dans la rue ??? bin oui 60% des francais on rien a foutre bin qui créve la gueule ouverte
16 juin 2009 17:05
67 ans c’est de l’intox du gouvernement pour tester l’opinion, mais si personne ne bouge c’est clair qu’à cette allure on y fonce.
16 juin 2009 19:20
En ne proposant comme remèdes au problème de la Sécu que l’équivalent d’une perfusion sur une artère tranchée et, surtout, en s’appuyant sur une analyse économique des médias n’ergotant que sur les seules solutions envisagées par Hortefeux, on néglige le seul réel débat : de quelle société voulant nous ?
La valeur travail doit-elle être la seule érigée en base de construction d’une vie ? Le cursus scolaire doit-il toujours être tributaire d’une perspective professionnel ? La part du revenu qui revient à chaque membre de notre société doit-elle être calculée sur le seul apport de chacun à la dite société ? Ou un minimum vital pourrait-il être envisagé pour tous ?
Cela est possible, financièrement parlant. Culturellement, c’est une autre paire de manches. Entre ceux qui ne veulent pas partager et ceux qui veulent se servir eux-mêmes…
16 juin 2009 19:22
et pas terrible votre méthode d’édition ! Chez Tristan, on peut revenir en arrière quand on s’est planté, chez vous, ça donne deux commentaires …
didier: tu as 20 min après l’envoie de ton commentaire pour l’éditer en cliquant sur le bouton « Cliquer pour éditer » du commentaire, une fois ce laps de temps écoulé le commentaire n’est plus modifiable, il faut alors saisir un nouveau commentaire avec un numéro ID différent.
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Oui, mais Didier aime bien prendre son temps quand il écrit ! ! !
lol !
Pour les retraites c’est bien un problème « de choix de société » qui se pose.
En tout cas le choix de notre président s’oriente vers un modele, plutôt à l’américaine, de retraite par capitalisation.
Et c’est encore un joli coup de com’ que de saisir l’annonce des deficit de la sécu pour reformer rapidement!
Neanmoins, on se rend compte que les réformes passées ont amené une diminution du montant des retraites sans pour autant résoudre le problème des déficits vertigineux.
Au delà de la degradation des droits du travail, Quid de l’efficacité réelle cette réform(ette) ?
17 juin 2009 13:42
Autrement dit ce serait la fin du système de solidarité, chacun sa pomme, chacun finance sa propre retraite et on verra des gens travailler toutes leurs vies parce qu’ils ne pourront pas prendre leur retraite, d’autres vivre dans leur voiture et les plus riches vivre sur des yachts !
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