Hier, le socialiste Pierre Moscovici a regretté que Ségolène Royal soit tombée dans le piège d’Eric Besson sur l’identité nationale. Lui qui pourtant était sur un plateau de télévision la semaine dernière face au même Eric Besson pour débattre de l’identité nationale ! Bref passons, parce que dans une interview au Parisien, l’ancienne candidate à la présidentielle est revenue sur des thèmes très intéressants justement pour démontrer que sur ce sujet, et en dehors des polémiques sur le moment choisi du débat, la gauche n’avait rien à y perdre, bien au contraire. Extrait : « L’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité». Le décors est planté !
« Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale. A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus ».
Dommage que la direction du Parti socialiste ne s’empare pas de ce sujet pour montrer toute sa différence. Ne doutons pas qu’elle travaille sur bien d’autres sujets et que nous l’entendrons très prochainement à moins qu’elle tente toujours de joindre la très seule Ségolène Royal, sans succès ! Sans doute aura-t-elle plus de chance en se rendant aux UPP de Désirs d’avenir (ce laboratoire d’idées où se côtoient régulièrement et en public les meilleurs spécialistes des sujets traités, que ce soit sur les liens Afrique-Europe, la Valeur travail, la crise économique ou la sécurité alimentaire) où elle pourra découvrir une salle remplie de fans en transe ! Il se pourrait bien qu’à force d’avoir été isolée, Ségolène Royal soit majoritairement seule.
Tags: bonus, identité nationale, PS, Ségolène Royal
Oui, exactement : « le décor est planté ».
La question n’est pas « C’est quoi être Français », resucée ringarde des thèses racialistes de la période impériale, mais « c’est quoi la France ? » et la France c’est la République dont la devise est Liberté, Egalité, Fraternité.
Etre Français, c’est une question pliée depuis la IIème République et la loi de 1851, en revanche comment notre idéal républicain peut et doit rester vivant dans ce siècle et pour la suite, c’est un combat permanent.
Ce combat, nous ne devons pas le refuser, maintenant que l’on a le plan de bataille, nous n’avons pas à avoir peur de l’adversaire ni honte de ceux qui nous ont offert ce leg toujours en vie, toujours en devenir.
3 novembre 2009 14:35
Identité nationale: on est dans le déni depuis plus de 30 ans …
3 novembre 2009 15:23
LE BILLET DE MAURICE ULRICH
Qui a dit que le Parti socialiste n’avait pas d’idées ? En tout cas, Ségolène Royal en a, elle. Dans une longue interview au Parisien, elle rappelle, par exemple, qu’elle avait suggéré, pendant sa campagne présidentielle, que les élèves des écoles fabriquent des petits drapeaux français.
« Oh, il est joli ton drapeau Kévin, mais n’est pas très ressemblant. » « C’est le drapeau du Bullshistan M’dame, c’est là que je suis né. » Attention Kévin, je vais le dire à M. Besson.
Dans cette même interview, Ségolène Royal s’inquiète, comme beaucoup, de la souffrance au travail, mais elle a une idée : instaurer un système de bonus-malus : « Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus (…) d’autres au contraire pourraient avoir un malus. » Voilà une idée moderne et qui renvoie au passé les garanties collectives, l’extension des droits des salariés ou l’augmentation du nombre des inspecteurs du travail. Un vrai désir d’avenir. On pourrait même, comme pour les droits à polluer, créer un marché des droits à surexploiter. Je te rachète ton bonus, pour compenser mon malus. Ou bien, je fais des superprofits, ça vaut bien un petit malus. Allons, Ségolène Royal a dit une très grosse bêtise. C’est quel malus, un suicide ? Et multiplié par vingt-cinq ?
Aujourd’hui nous n’en sommes plus à étendre les droits des salariés mais malheureusement à tenter de les préserver.
3 novembre 2009 16:38
ben c’est comme ça depuis plus de 50 ans
je ne vois pas le mal à conserver ce qui nous permet de finir le mois et se payer nos gâteries
Peut-être parce qu’il y a de plus en plus de salariés qui se suicident, peut-être parce que Nicolas Sarkozy a menti à la France qui se lève tôt. On peut garder la France d’aujourd’hui ou on peut l’améliorer.
3 novembre 2009 17:07
Le suicide dans bien des cas n’est pas strictement lié au travail mais aux pressions externes (familles cassées entre autre)
Instrumentaliser le suicide est la pire chose à faire car elle joue sur le sentiment et non la rationalité
Il y a 24 heures dans une journée dont 8 au travail il faut se divertir pour baisser le stress du travail et non faire du travail l’enjeu d’une vie
faux débat alors
3 novembre 2009 19:12
« La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? » Laurence Parisot
La citation originale est honteusement plus triste:
« La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
Laurence Parisot
Le Figaro, 30 août 2005.
C’est Sarkozy qui a fait des promesses aux salariés donc il n’est peut être pas chef d’entreprise mais il a échoué, c’est un fait, notamment avec le bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires, le fameux travailler plus pour gagner plus qui coûte très cher et qui plombe les déficits.
Pour la question du suicide je n’ai pas la prétention d’être un spécialiste en la matière mais il y a un problème qui n’est pas lié à l’environnement extérieur mais bien à l’entreprise donc pas faux débat !
4 novembre 2009 08:49
Combien d’étudiants se suicident parce qu’incapable de gérer des échecs d’examens?
Des milliers chaque année et pourtant personne n’en parle de ce bleue estudiantin
Oulà, tu as des sources sérieuses de ce que tu avances ? Que le suicide soit la 1ère cause de mortalité chez les jeunes je suis d’accord mais de là à mettre ça sur le dos de l’échec aux examens j’en doute !
4 novembre 2009 09:50
Il y a une entente avec la presse pour ne pas dénoncer le nombre mais il y en a des milliers chaque année
4 novembre 2009 10:07
Segolène veut le retour du communisme pour se faire justice. Pourtant demander 50 000 euros par publication Paris Match c’est fort en café MDR
4 novembre 2009 11:01
Pazmany : « Peut-être parce qu’il y a de plus en plus de salarié qui se suicident, peut-être parce que Nicolas Sarkozy a menti à la France qui se lève tôt. On peut garder la France d’aujourd’hui ou on peut l’améliorer. »
Sarkozy n’est pas l’entreprise mais l’état. Si les pressions (stress) sont trop grandes soit l’employé prend pas de recul et se laisse piéger par la pression, soit l’employé a de sacrés problèmes externes au boulot les syndicats omniprésents et très puissants sont la soupape de l’entreprise.
4 novembre 2009 11:53
Le travail fait partie de la vie et comme elle est fragile, il faut diversifier le stress
ceux qui ne savent pas faire craquent plus facilement que d’autres
Diversifier le stress ???? Là faut que tu m’expliques quand même. Le stress n’est pas la seule raison du suicide des salariés de France Telecom. Il y a surtout un problème de management à résoudre. On ne peut pas balader les gens comme ça. Ils subissent une grosse pression et ça ça n’est pas tolérable. Le dialogue social doit reprendre toute sa place dans l’entreprise.
4 novembre 2009 15:04
Il ne faut pas laisser le débat sur l’identité nationale au main de l’UMP. La France et les valeurs communes qui nous font vivre ensemble et qui donne envie à d’autre de nous rejoindre ne peuvent pas être laissé au mains de la droite. L’identité nationale c’est probablement un peu de liberté, un peu d’égalité et de fraternité. ET chaque jour nous avons moins de liberté, chaque jour l’égalité est baffouée et la fraternité s’efface au profit du chacun pour soit. Ce débat est pour nous, à gauche l’occasion de dénoncer les politiques qui mettent en péril nos fondamentaux et de réaffirmer notre envie de vivre ensemble.
4 novembre 2009 16:10
Les employés de FT n’ont pas compris que l’ouverture à la concurrence les appelaient à bouger PLUS et à cesser de faire fonctionnaire
On ne fait pas fonctionnaire, ce n’est pas un métier mais un statut. Et être fonctionnaire ne signifie pas qu’on reste assis sur sa chaise toute la journée et qu’on reste toute sa vie sur le même poste !
4 novembre 2009 22:41
La lgv Limoges Poitiers et Ségolène Royal suite : la région Poitou Charentes ne participerait pas à la réunion des financeurs ce vendredi à Limoges. La Présidente aurait envoyé une lettre au Ministre des Transports, Monsieur Busseraud, la tête de liste UMP pour les régionales en… Poitou Charentes ! La campagne risque d’être tendue sur le dos du Limousin !
5 novembre 2009 11:26
Y a t’il des entreprises limougeaudes à qui on peut attribuer des bonus en ce moment ?
Si tu prends des entreprises comme Bernardaud ou Madranges, c’est clair qu’il va y a voir du Malus mais il existe de belles réussites comme à Ester.
5 novembre 2009 15:43
Le stress au travail est une réalité aussi vieille que le travail lui-même,mais qui s’est enormement « densifie » ces dernières années.Dans un passé assez récent beaucoup de salariés appréhendaient leur vie proche de retraités car ils étaient fortement attachés à leur entreprise.Aujourd’hui ces salariés ,on les entend pour la plupart dire: » y en marre,vivement la retraite ».Cette situation est inquiétante car le travail semble avoir perdu tout aspect valorisant
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