A l’initiative du collectif « 24 h sans nous » la journée sans immigrés veut prouver que les immigrés ne sont pas un fardeau, mais une nécessité pour faire tourner le pays. Concrètement, l’association propose à tout ceux qui se sentent concernés de cesser le travail ce 1er mars, date du cinquième anniversaire de l’entrée en vigueur du Ceseda (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Autre mot d’ordre : ne rien consommer de toute la journée. Pas d’achat de pain, pas de séance de ciné, pas de dîner au restaurant… Pour ceux qui ne pourraient pas s’y astreindre, d’autres modes d’action sont suggérés comme par exemple participer entre midi et 14 heures au sit-in national devant les mairies ou encore porter un petit ruban jaune pour manifester sa solidarité. Plus de 65.000 « amis » ont déjà rejoint la page Facebook du collectif, une trentaine de comités locaux ont vu le jour.
La France compte officiellement environ 5 millions d’immigrés, c’est-à-dire des personnes nées étrangères à l’étranger, et résidant en France. Si ces 8 % de la population cessaient toute activité, qu’elle soit professionnelle ou juste consumériste, ce sont des pans entiers de l’économie qui seraient bloqués : les personnes immigrées ou issues de l’immigration travaillent et consomment dans tous les secteurs. Une manière, selon l’association, de faire prendre conscience que l’immigration représente un enrichissement économique, mais aussi politique, social et culturel.
Tags: immigration
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